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20/11/2013 09:28 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

L'élection partielle dans Brandon-Souris mobilise les électeurs

La course en vue de l'élection partielle fédérale du 25 novembre dans la circonscription de Brandon-Souris, montre un intérêt plutôt important des électeurs du sud-ouest du Manitoba.

Pas moins de 2422 électeurs ont pris part au vote par anticipation, selon les premières estimations d'Élections Canada, dévoilées le 19 novembre.

Il s'agit seulement d'une centaine de votes de moins que les 2754 voix qui se sont exprimées par anticipation dans la circonscription de Brandon-Souris lors de la dernière élection générale.

Ce nombre de votes par anticipation pour une élection partielle surprend la professeure agrégée de politique à l'Université de Brandon, Kelly Saunders.

Elle indique que la participation a tendance à être bien moins importante lors d'élections partielles, car elles sont généralement considérées comme ayant peu d'impact sur l'échiquier politique, selon Mme Saunders.

Le vainqueur de cette élection partielle remplacera l'ancien député fédéral conservateur Merv Tweed, qui a démissionné en août dernier et occupe aujourd'hui le poste de président d'OmniTRAX Canada.

La bataille s'annonce serrée, selon Kelly Saunders.

Une rare chance pour les libéraux dans un bastion conservateur

La circonscription de Brandon-Souris n'a élu qu'un seul libéral depuis sa création, en 1952.

Un sondage Forum dans la troisième semaine d'octobre donnait une légère avance au libéral Rolf Dinsdale devant le candidat de Stephen Harper, Larry Maguire.

Le candidat du NPD, Cory Szczepanski, arrivait loin derrière, alors que le NPD est arrivé deuxième dans la circonscription aux élections de 2011 et 2013

Le candidat libéral assure avoir frappé à plus de 1000 portes depuis le déclenchement de l'élection partielle et il entend maintenir la cadence.

« Je ne me serais pas porté candidat si je n'avais pas cru en mes chances », a-t-il déclaré.

« Cette fois, la tempête parfaite, on peut dire, cette confluence de facteurs, je pense va aider une victoire libérale, surtout parce que le chef libéral est attrayant, populaire pour le moment, un visage frais », analyse le Directeur du département de science politique à l'Université de Brandon, Meir Serfaty.

Le candidat conservateur ne ménage pas ses attaques à l'encontre du candidat libéral.

« Stephen Harper conclut un accord de libre-échange, alors que Justin Trudeau fait la promotion de la marijuana dans les écoles primaires », lance-t-il.

Larry Maguire mise sur son expérience politique et sa grande connaissance du monde agricole pour convaincre l'électorat.

L'ancien député provincial dit mener une campagne satisfaisante, mais avoue être agacé par les frasques des conservateurs au Sénat.

Des électeurs lui reprochent aussi ses absences à plusieurs débats.

« On dirait qu'il va y avoir une bataille », observe Mike Allen, un habitant de la circonscription. « Jusqu'ici il était acquis qu'un candidat conservateur l'emporte. »

Alors que le premier ministre fait figure d'absent, ce sont surtout les présences répétées des chefs des partis d'opposition pendant la campagne qui sont révélatrices.

Le candidat du NPD, Cory Szczepanski, soudeur de profession, président du Conseil du travail de Brandon et ancien responsable syndicaliste, espère que les deux visites de son chef Thomas Mulcair dans la circonscription sauront faire la différence.

« Naturellement les élections ne sont pas en jeu, c'est une seulement une élection partielle, alors c'est un moment idéal je pense pour envoyer un message », souligne le Directeur du département de science politique à l'Université de Brandon, Meir Serfaty.

Les électeurs de Brandon-Souris, fidèles aux conservateurs depuis 1997 et avant cela à d'autres partis de droite, votent le 25 novembre.

Les candidats :

  • Rolf Dinsdale pour les libéraux
  • Frank Godon pour le Parti libertarien
  • Larry Maguire pour les conservateurs
  • Cory Szczepanski pour les néo-démocrates
  • David Neufeld pour les verts