NOUVELLES
20/11/2013 05:05 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Les Dinos invités surprises

QUÉBEC - Les experts attendaient les Mustangs de l'Université Western, mais ce sont finalement les Dinos de Calgary qui affronteront le Rouge et Or de l'Université Laval, samedi, en finale de la Coupe Vanier.

Un texte de Antoine Deshaies Twitter Courriel

Même à Calgary la chose étonne.

« On espérait seulement se qualifier pour les éliminatoires, admet humblement l'entraîneur-chef des Dinos, Blake Nill. On a bien progressé tout au long de la saison et les joueurs ont largement dépassé les attentes. »

Ce devait être une année de transition pour les Albertains. En attaque, 8 des 12 partants ont quitté l'équipe. En défense, 11 sur 12 ne sont plus là.

Heureusement, dites-vous, que le joueur par excellence dans l'Ouest en 2012, le quart Eric Dzwilewski, était de retour. Or,il s'est fracturé le pied au premier match de la saison et n'a pas rejoué depuis.

En son absence, le quart Andrew Buckley s'est avéré une police d'assurance plus que convenable.

« Quand on m'a envoyé dans la mêlée, je voulais simplement remporter le match, puis le suivant, confie Buckley. J'ai appris beaucoup et rapidement. »

« La chimie entre les joueurs s'est installée très rapidement cette année. Je suis fier de ce que nous avons accompli cette saison. »

Pour le Québécois Élie Bouka, affronter le Rouge et Or à la Coupe Vanier représente un rêve, un rêve bien mérité.

« On est une équipe très jeune, mais je m'attendais quand même à me retrouver ici, explique-t-il. Je n'ai jamais vu un groupe de jeunes jouer avec autant d'aplomb. »

Le Lavallois d'origine togolaise s'attend à voir plusieurs de ses amis dans les gradins samedi.

Jamais deux sans trois ?

Les Dinos se présenteront au stade de l'Université Laval, en finale de la Coupe Vanier, pour la troisième fois en cinq ans.

Les deux premières visites se sont soldées par des revers contre Queen's en 2009 et Laval en 2010.

Ces défaites font partie des expériences les plus difficiles de la carrière de l'entraîneur Blake Nill. Une victoire samedi serait sans doute la plus importante de sa carrière.

« J'ai gagné ici en 2002 avec les Huskies de St-Mary's et encore aujourd'hui c'est l'une de mes victoires les plus importantes. »

« Ce sera une expérience difficile, mais tellement enrichissante pour mes joueurs, ajoute Nill. Oui la foule est hostile, oui c'est bruyant, mais j'adore jouer ici. »

Nill adore jouer à Québec malgré la difficulté et a en haute estime le programme du Rouge et Or et surtout son vis-à-vis Glen Constantin.

Les deux hommes sont des amis. Ils se connaissent depuis les années 80.

Quand Nill jouait pour les Concordes de Montréal, Glen Constantin, alors joueur universitaire, était venu se faire soigner par les médecins de l'équipe au moment où Nill était sur la liste des blessés.

Aujourd'hui, les deux font partie d'une confrérie bien spéciale.

« Il y a deux types d'entraîneurs au football universitaire canadien, explique Glen Constantin. Ceux qui plantent le Rouge et Or et qui critiquent nos ressources et ceux qui veulent rivaliser avec nous. »

« Nill fait partie de ce deuxième groupe avec notamment Danny Maciocia et Greg Marshall de l'Université Western. J'adore m'associer avec des entraîneurs comme lui. On veut faire progresser le football au pays. »

« Nous avons la même vision du football universitaire canadien, acquiesce l'entraîneur des Dinos. Mais autant il me respecte, autant il n'hésite pas à me botter le derrière lors des matchs. J'aimerais vraiment lui rendre la pareille. »

Avant le début de la saison, Glen Constantin a invité son homologue et son équipe à venir disputer un match préparatoire, une invitation impossible à refuser.

Pour la 3e année de suite, et la 5e fois en huit ans, l'équipe invitée par le Rouge et Or a atteint la Coupe Vanier.