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20/11/2013 03:13 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Le choix de Vince Vaughn pour le rôle de Wozniack s'était imposé pour Ken Scott

TORONTO - Dès la première rencontre de Ken Scott avec les dirigeants de Dreamworks — incluant Steven Spielberg — au sujet de l'adaptation américaine de son film «Starbuck», le choix de Vince Vaughn s'est imposé pour le rôle principal.

Étant donné que l'acteur devait être présent dans presque toutes les scènes du film, le charme de l'acteur de 43 ans devenait essentiel à l'oeuvre, selon le cinéaste québécois.

Dans «Delivery Man» («Donneur anonyme»), qui prendra l'affiche vendredi, Vaughn tient le rôle de David Wozniack, que Patrick Huard interprétait dans la version originale.

Le personnage d'adulte-adolescent est pris de panique lorsque sa copine l'informe de sa grossesse... puis apprend qu'il est déjà le père de 533 enfants grâce à des dons de sperme.

Wozniack tente de connaître, de manière anonyme, sa progéniture, au moment où 142 de ses enfants intentent un recours collectif pour pouvoir connaître l'identité de leur père biologique.

L'actrice canadienne Cobie Smulders, qui tient le rôle de la copine de Wozniack, croit que le personnage n'est pas si éloigné de ceux qu'a déjà interprétés la vedette du film «Wedding Crashers» («Garçons sans honneur»).

«Je crois que Vince a déjà interprété beaucoup d'hommes qui essaient de se trouver», a déclaré l'actrice, connue pour ses rôles dans le film «The Avengers» et la série «How I Met Your Mother».

«Il est très bon pour jouer la frustration et le gars qui essaie de se démêler», a-t-elle ajouté.

Ken Scott avait quant à lui de bons mots pour le jeu de Smulders, et celle-ci dit à la blague avoir été choisie pour le rôle en raison de ses racines canadiennes: «J'ai un téléphone rouge avec une feuille d'étable et le Hollywood du Nord peut me téléphoner», a-t-elle lancé en riant.

Le réalisateur dit n'avoir pas eu trop de changements à faire pour adapter «Starbuck», soulignant que la plus grande modification a été de transporter le tournage à New York. Le film a été tourné à Brooklyn, et Scott souligne que ce lieu était un choix logique: à quel autre endroit Wozniack aurait-il pu retracer, avec crédibilité, autant d'enfants?

Le Québécois dit s'être inspiré de sa propre paternité lorsqu'il a coécrit le scénario. «Ça parle de tous les différents moments que l'on peut vivre lorsqu'on est père de nos jours, a-t-il avancé. Je crois que ce film aurait été très différent si on l'avait fait il y a 15 ans. Je crois que les pères d'aujourd'hui veulent être là. Il y a quelque chose de très vrai et d'authentique là-dedans.»

«Aujourd'hui, je suis entouré de pères qui veulent vraiment être là. Ce n'est pas comme il y a 15 ou 20 ans, lorsqu'on entendait tellement d'histoires sur des pères absents. J'imagine que dans l'avenir, on verra des films sur des pères qui seront trop présents. Ce sera le contraire», a-t-il ajouté.