NOUVELLES
20/11/2013 04:36 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique: les tensions persistent

VARSOVIE, Pologne - À deux jours de la fin de la conférence de l'Onu sur le climat, le bras de fer se poursuivait toujours, mercredi à Varsovie, entre les pays industrialisés et ceux en voie de développement, ces derniers tentant de trouver de nouvelles façons de faire accepter aux premiers la responsabilité des changements climatiques — et la facture.

Les négociations de mercredi se sont conclues sur une note amère, les délégations des pays en développement affirmant avoir quitté abruptement une rencontre en fin de soirée.

Selon le chef de la délégation bolivienne, Rene Orellana, les nations développées ne démontrent pas de réelle volonté à conclure une entente. L'envoyé spécial des États-Unis, Todd Stern, a de son côté tenté de minimiser le différend, soulignant que les négociateurs américains qui étaient présents avaient été «surpris» par un tel retrait des autres délégations.

La divergence des opinions est loin d'être une nouveauté lors des conférences des Nations unies sur les changements climatiques, les discussions étant minées par l'absence de confiance entre, d'un côté, les pays riches et, de l'autre, les pays en voie développement.

La conférence climat de Varsovie, qui a débuté le 11 novembre, vise à jeter les bases d'un nouvel accord cadre — prévu pour 2015 — sur le réchauffement de la planète.

Le fardeau de la responsabilité des changements climatiques constitue une fois de plus le principal point d'achoppement des négociations, les pays en développement arguant qu'ils devraient profiter d'une aide financière des nations plus riches dans leurs efforts de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ils affirment également que ce sont les pays riches qui sont à l'origine du phénomène, puisque ce sont eux qui ont relâché la plus grande quantité de gaz carbonique en brûlant des carburants pendant plus de 200 ans.

Les pays en développement ont ainsi présenté, au cours de la conférence de Varsovie, une nouvelle formule de calcul de la responsabilité historique en matière de réchauffement de la planète. Cette proposition a toutefois été rejetée par les pays industrialisés, qui soutiennent de leur côté qu'il faut plutôt tenir compte des émissions actuelles et futures afin de déterminer la véritable responsabilité des changements climatiques.

Ils ont aussi mis de l'avant le mécanisme de réparation des «pertes et dommages», qui les aiderait, selon eux, à faire face aux catastrophes naturelles inévitables, mentionnant entre autres le récent passage du typhon Haiyan, aux Philippines. Si les tempêtes ne peuvent être directement liées aux changements climatiques, la hausse du niveau de la mer, elle, contribue à les rendre plus destructrices, a-t-on plaidé.

Ce sont les discussions concernant ce principe des «pertes et dommages» qui ont pris fin, mercredi soir, sans plus de formalités.

Les États-Unis et d'autres pays riches rejettent l'utilité d'un nouveau mécanisme et affirment que cette question ne devrait pas être traitée comme un dossier distinct.