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19/11/2013 05:33 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Obama demande aux sénateurs de mettre en veilleuse les sanctions contre l'Iran

WASHINGTON - Le président Barack Obama a personnellement demandé à des sénateurs de ne pas chercher à imposer des sanctions additionnelles à l'Iran pendant que les États-Unis et les leaders internationaux négocient une entente sur le nucléaire avec Téhéran.

Le sénateur républicain Bob Corker a affirmé que M. Obama avait demandé aux législateurs d'attendre «un certain temps» — il n'a pas spécifié combien.

Certains sénateurs souhaiteraient à tout le moins annoncer de nouvelles propositions de sanctions dans les jours à venir, a indiqué M. Corker. Il n'y aura toutefois pas d'amendements avant l'Action de grâces aux sanctions inscrites dans un projet de loi sur la défense, qui pourrait être le principal véhicule d'imposition de nouvelles sanctions économiques.

Selon un porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, M. Obama a dit aux sénateurs que s'il n'y avait pas d'entente initiale, l'Iran continuera de progresser dans son plan d'enrichissement de l'uranium. Il a ajouté que les nouvelles sanctions seraient plus efficaces si l'Iran refusait l'accord proposé, ou trahit ses éventuels engagements.

Dans une lettre envoyée au secrétaire d'État, John Kerry, après la rencontre à la Maison Blanche, six sénateurs des deux partis ont mis en doute l'entente naissante, pressant l'administration Obama de ne pas accepter un accord qui serait trop permissif envers l'Iran et son programme nucléaire.

Ils mentionnent aussi des inquiétudes spécifiques quant aux activités nucléaires que l'Iran serait autorisée à poursuivre, telles que l'enrichissement d'uranium ou le maintien de ses niveaux actuels de centrifugeuses nucléaires. Ils ajoutent que le retrait des sanctions de l'entente vaudrait, selon certaines estimations, jusqu'à 10 milliards $ US.

«Nous percevons cela comme une importante concession de notre part, qui ne serait pas justifiée par les concessions que l'Iran serait appelée à faire en retour, ont écrit les sénateurs. Si nous allégeons les sanctions, l'Iran devrait réduire ses effectifs nucléaires.»

M. Obama a organisé cette rencontre la veille de la reprise des discussions à Genève entre l'Iran et le groupe des «5+1» — États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne (membres permanents du conseil de sécurité de l'Onu), plus l'Allemagne.