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19/11/2013 03:56 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Antonacci, le «Freemen» antigouvernemental, subira une évaluation psychiatrique

MONTRÉAL - Un libertarien évincé d'un duplex de Calgary après avoir déclaré l'immeuble «ambassade souveraine» sera examiné pour déterminer s'il pourrait être tenu criminellement responsable de crimes allégués commis au Québec il y a quelques années.

Mario Antonacci s'est présenté en Cour du Québec, mardi, à Montréal, où son avocate s'est vu accorder cette requête.

Me Léandre Dubé-Laberge a fait valoir que de nouvelles informations laissent croire que son client présentait des troubles psychiatriques au moment où est survenu au moins l'un des crimes allégués, il y a six ans. Antonacci avait été déclaré plus tôt ce mois-ci apte à subir son procès.

Il était connu des autorités de Calgary sous le nom d'Andreas Pirelli, et une dispute avec une propriétaire dans cette ville il y a quelques mois a attiré l'attention de la police de Montréal.

Ils ont appris que Pirelli était en fait Mario Antonacci, et qu'il s'était éclipsé de deux affaires devant les tribunaux au Québec, incluant une agression alléguée contre une autre propriétaire à Montréal en 2007.

Il est accusé d'avoir poussé sa propriétaire dans des escaliers à Montréal. Jocelyne Malouf allègue qu'il lui a brisé le pelvis, un bras, un poignet et une cheville. Un mandat d'arrestation avait été émis en mai 2010, lorsqu'il ne s'est pas présenté en cour.

Il a été arrêté par la police de Calgary en vertu de ces mandats émanant du Québec.

Mario Antonacci affirme appartenir à un groupe appelé «Freemen on the Land». Les membres de ce groupe libertarien se disent indépendants de toute juridiction gouvernementale.

La cause de Mario Antonacci doit revenir en cour le 13 décembre.