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18/11/2013 02:56 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

La Canadien a-t-il perdu l'avantage qu'il détenait sur le reste de la LNH?

BROSSARD, Qc - Malgré les statistiques étincelantes de ses deux gardiens, le Canadien se bat actuellement pour demeurer dans la course pour une place en séries au lieu d'occuper le haut du classement de son association.

Carey Price (2,05 et ,936) et Peter Budaj (1,48 et ,945) affichent des statistiques dignes d'une équipe de première place, comme le Tricolore l'an dernier. Mais présentement, le Canadien vient plutôt au septième rang dans l'Est.

Le manque à gagner se situe au niveau des buts marqués. L'entraîneur-chef, Michel Therrien, ne croit pas que ce soit dû à une baisse de la qualité du jeu offert par ses troupiers, mais plutôt au travail accompli par les autres formations du circuit Bettman pour combler l'écart.

«Il y a beaucoup d'équipes qui ont fait des ajustements. Nous étions une de ces équipes très proactives la saison dernière, a-t-il noté. Cette saison, beaucoup d'équipes ont fait les mêmes ajustements que nous avons faits, et il n'y a pas beaucoup d'espace sur la patinoire.

«Je regarde les matchs des autres équipes et c'est très serré. Pour moi, c'est du bon hockey, intense, des guerres de tranchées. (Lundi), on a travaillé sur différents aspects où nous croyons que nous pouvons exploiter certaines carences des autres systèmes de jeu pour tenter de créer de l'offensive. C'est une chose qui nous préoccupe, nous portons beaucoup d'attention à ça.

«Une chose est certaine, pour notre équipe, à force d'acharnement et de travail, on sait que les bonnes choses vont se produire. Ce sont des petits détails qui vont faire la différence entre une victoire et une défaite. En ce qui me concerne, j'aime notre niveau de compétitivité et si on continue dans ce sens, avec les ajustements qu'on tente d'apporter, je pense qu'on va connaître du succès.»

Le défenseur Josh Gorges estime que le jeu a changé.

«C'est maintenant un jeu où la plupart des buts se marquent en raison de la circulation générée devant le filet, a-t-il analysé. On ne voit plus beaucoup de buts 'tic-tac-toc', ni beaucoup de matchs au cours desquels les équipes ouvrent le jeu et créent beaucoup d'attaques en surnombre. Ce qu'on voit, ce sont des matchs très serrés avec peu de chances de marquer.

«Les joueurs sont trop bons de nos jours. Si vous leur donnez le temps, ils vont réussir leurs jeux et créer des occasions de marquer. Le but est d'être constamment dans leur visage afin de les empêcher de fabriquer des jeux. S'ils sont en mesure de réussir un jeu difficile avec un gars dans les jambes et des bâtons dans les lignes de passes ou de tirs, vous leur levez votre chapeau.»

Pour Therrien, il s'agit d'ailleurs de la plus grosse différence depuis son entrée dans la Ligue nationale.

«Ce n'est pas tant la partie d'échecs que se disputent les entraîneurs, mais bien la façon dont les équipes se comportent sur la glace.»

Il est toutefois encore trop tôt pour que l'entraîneur s'inquiète du rendement offensif.

«Ce qui est le plus préoccupant, c'est quand les joueurs n'appliquent pas le système en place et qu'on accorde trop de buts. Ça c'est difficile. Nous avons nos chances de marquer, il reste à en profiter. Quand tu es compétitif et que tu obtiens des chances de marquer, tu sais que les choses vont arriver. Tant et aussi longtemps que les chances seront là, je serai encouragé. C'est important pour nous de rester concentrés sur les choses qu'on fait bien et de tenter d'améliorer celles qu'on fait moins bien.»