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18/11/2013 06:13 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

France: une fusillade au journal Libération a fait un blessé grave, lundi

PARIS - Un homme armé a ouvert le feu lundi dans le hall d'entrée de l'immeuble de Paris où se trouve le journal français «Libération», blessant grièvement un assistant photographe avant de prendre la fuite.

Un peu plus tard, d'autres coups de feu ont retenti au siège social d'une grande banque française, à l'ouest de Paris, et un individu armé a brièvement pris un homme en otage à proximité.

Le bureau du procureur de Paris a indiqué qu'un seul individu semble être responsable de tous ces incidents.

Un hélicoptère survolait le bureau du président François Hollande ainsi que l'avenue des Champs-Élysées, à proximité, lundi. Le motif de ces trois attaques n'est pas connu.

La fusillade dans les locaux de «Libération» survient trois jours après une autre fusillade mystérieuse au réseau de télévision BFM-TV. Le président Hollande a indiqué que le tireur semble avoir été le même dans les deux cas.

L'assistant-photographe de «Libération», un homme de 27 ans, a été atteint à la poitrine et au bras, selon la police et des représentants de la publication. Le ministre de la Culture a qualifié «Libération» — un quotidien solidement de gauche fondé par Jean-Paul Sartre mais qui a récemment connu des problèmes financiers — de «pilier de notre démocratie».

Selon les informations recueillies jusqu'ici, une homme portant possiblement une arme longue est entré dans l'édifice vers 10h15, heure de Paris, et des coups de feu ont été tirés. Fabrice Rousselot, l'éditeur de «Libération», a raconté que le tireur n'aurait rien dit en ouvrant le feu avant de fuir. Il n'a pas encore été arrêté.

Moins de deux heures après la fusillade à «Libération», trois coups de feu ont été tirés devant le siège social de la Société générale de Paris, dans la banlieue de La Défense, selon la police parisienne. La banque, qui se trouve à environ 10 kilomètres au nord-ouest de «Libération», a simplement publié un communiqué indiquant que des coups de feu ont été tirés, sans faire de blessés.

Peu de temps après, un homme a communiqué avec la police pour raconter qu'il avait été pris en otage par un individu armé dans la ville de Puteaux, qui est voisine de La Défense. La police indique que l'homme aurait contraint son otage à le conduire six kilomètres vers le centre de Paris, avant de le relâcher sur les Champs-Élysées.

La police fouillait le quartier et d'autres sites de la capitale française. Des policiers ont été déployés autour des principales organisations médiatiques de Paris, selon ce qu'a révélé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

BFM-TV a indiqué que la police comparait les images captées par des caméras de sécurité lundi avec celles filmées vendredi, quand un homme a fait feu et menacé les journalistes dans le hall d'entrée avant de prendre la fuite. Des douilles étaient aussi analysées.

BFM-TV a diffusé les images de ses caméras de sécurité, qui montrent un homme agitant une arme avant de s'enfuir en courant dans la rue.

Le président Hollande a indiqué, par voie de communiqué, qu'il a demandé au ministre de l’Intérieur «de mobiliser tous les moyens pour éclaircir les circonstances de ces actes et arrêter le ou les auteurs».

L'organisation Reporters sans Frontières a dénoncé ces attaques contre des journalistes.