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18/11/2013 09:01 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Des travailleurs du textile manifestent au Bangladesh

La contestation quant au salaire minimum dans le secteur du textile continue au Bangladesh. Lundi, des milliers de travailleurs ont protesté forçant la fermeture de 140 usines, d'après la police et les industriels.

Récemment, le gouvernement a décidé d'augmenter de 76 % le salaire plancher, à 68 $ par mois. Toutefois, des syndicats estiment que les employés du textile les plus expérimentés ne profiteront pas de cette mesure. Ils ajoutent que certains patrons ont déjà en contrepartie réduit les indemnités de transport et de repas.

Lundi, des affrontements entre manifestants et policiers se sont produits à Ashulia, en banlieue de la capitale, Dacca, où se trouvent de nombreuses usines textiles pour de grandes marques occidentales, mais aussi à Gazipur, au nord de Dacca.

« Au moins 10 000 employés ont manifesté à Konabari. Ils ont lancé des pierres sur la police. Nous avons riposté avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes », a raconté un porte-parole de la police, Shamsur Rahman, à l'agence AFP. Les manifestants sont essentiellement des salariés expérimentés qui dénoncent la stagnation de leur rémunération, a-t-il précisé.

D'après l'association des fabricants et exportateurs de textiles du Bangladesh, quelque 140 usines ont dû fermer lundi en raison de ces manifestations. Malgré la récente hausse des salaires, les travailleurs du textile du Bangladesh restent parmi les moins bien rémunérés dans le monde.

En avril, l'effondrement du complexe Rana Plaza, faisant 1135 morts, a mis en lumière les piètres conditions de travail et les faibles salaires des travailleurs. L'édifice abritait plusieurs ateliers de production de vêtements, notamment pour des multinationales.