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18/11/2013 05:39 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Coderre veut s'attaquer aux pseudo « salons de massage »

Le maire de Montréal, Denis Coderre, compte sévir contre les pseudo salons de massage qui se sont multipliés dans la métropole.

À l'occasion d'une conférence de presse portant sur l'avenir de l'Îlot Voyageur, lundi, le nouveau maire a confirmé qu'il envisageait l'adoption de mesures pour faire le ménage dans ce secteur, avec des amendes importantes pour les contrevenants.

Des salons de massage érotique obtiennent parfois un permis comme établissement de soins personnels, incluant des massages, et cachent ainsi les véritables services qu'ils offrent, a déploré le maire. Il faudra donc prévoir des inspections et, le cas échéant, sévir, a-t-il fait savoir.

M. Coderre souhaite aussi harmoniser les politiques qui encadrent l'émission de permis à ce chapitre dans les 19 arrondissements de Montréal.

« Un des problèmes, c'est que vous avez 19 politiques de permis dans les arrondissements, et l'Association des massothérapeutes... Au niveau des policiers aussi, on nous dit que bien souvent, on se sert de ce permis-là et l'occupation n'a rien à voir avec la massothérapie », a résumé le maire Coderre.

« Il peut y avoir de la prostitution » et, dans certains cas, ces services sexuels peuvent être dispensés par des personnes mineures, a-t-il ajouté.

Sa responsable de la sécurité publique, Anie Samson, en fera une priorité, a-t-il indiqué.

Il prévoit donc adopter une sorte d'entente-cadre pour ce qui est de l'octroi de permis, avec des inspecteurs qui pourront retirer un permis « advenant qu'il y ait eu une fausse représentation » pour obtenir ce permis.

Le maire a également relaté avoir discuté de ce dossier avec le directeur du Service de police de la ville de Montréal, Marc Parent, afin de s'assurer qu'il y ait une application rigoureuse de la loi à ce chapitre.

« On a discuté de voir à ce qu'il y ait une plus grande agressivité et application. Le Code criminel peut s'appliquer, mais on pense aussi établir un règlement avec des amendes salées, pour s'assurer qu'on puisse couvrir l'ensemble des angles », a résumé M. Coderre.

La Presse Canadienne