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17/11/2013 06:48 EST | Actualisé 17/01/2014 05:12 EST

Présidentielles au Chili: Bachelet en avance, mais il y aura un 2e tour

SANTIAGO, Chili - Michelle Bachelet a récolté près du double de votes par rapport à sa plus proche rivale lors des élections présidentielles du Chili, dimanche, mais n'a pas obtenu la majorité nécessaire pour éviter un deuxième tour le 15 décembre.

Après le décompte presque complet des votes, la socialiste modérée récoltait un appui de près de 47 pour cent, alors que la conservatrice Evelyn Matthei se classait à 25 pour cent. Sept autres candidats étaient loin derrière.

Mme Bachelet a prédit qu'elle gagnera facilement le deuxième tour, et a promis d'importantes réformes sociales. Elle a déclaré que la seconde victoire, «décisive et forte», assurerait le programme de transformation que son parti a construit.

L'équipe de Mme Matthei, quant à elle, célébrait le second scrutin qui s'annonce entre les deux candidates.

Âgée de 62 ans, Mme Bachelet a été présidente du Chili de 2006 à 2010, avant que des millions de manifestants ne se réunissent pour demander des réformes majeures. Elle a quitté son poste avec un appui de 84 pour cent, malgré qu'elle n'ait pas réussi à apporter les changements réclamés.

Cette fois, elle a inclus les demandes des manifestants en promettant de rafraîchir la Constitution, d'augmenter les impôts des entreprises pour financer une réforme de l'éducation, et de réduire les inégalités sociales. Cependant, la Nouvelle Majorité, sa coalition de centre-gauche, n'a pas obtenu la majorité extraordinaire au Congrès, nécessaire pour apporter ces changements.

Evelyn Matthei, une ancienne ministre de l'emploi, croit que le Chili doit maintenir des politiques pour les entreprises qui ont, sous la présidence de centre-droite de Sebastian Pinera, contribué à une croissance économique rapide et à garder un taux de chômage bas.

Elle privilégie le financement des programmes par la croissance économique et non par l'augmentation des impôts.

Mmes Bachelet et Matthei étaient amies d'enfance et voisines, mais se sont séparées après le coup d'État de 1973, alors que le père de Mme Matthei dirigeait l'école militaire où le général Alberto Bachelet a été torturé à mort pour être resté loyal au président destitué Salvador Allende.