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17/11/2013 11:37 EST | Actualisé 17/01/2014 05:12 EST

Dossier nucléaire iranien: la France promet à Israël de rester ferme

JÉRUSALEM - À son arrivée en Israël et à quelques jours de nouvelles discussions sur le programme nucléaire de l'Iran, le président français, François Hollande, a promis dimanche de ne pas abandonner la ligne dure dans ce dossier.

Cette démonstration de fermeté n'a pas manqué de plaire à ses hôtes israéliens, qui ont clairement exprimé leurs craintes qu'une possible entente conclue entre Téhéran et les puissances mondiales n'exige pas suffisamment de compensations de la part de l'Iran et soit trop bénéfique pour le pays.

La France ne «cèdera pas sur la prolifération nucléaire», a lancé le président Hollande lors d'une cérémonie d'accueil tenue en son honneur dans un aéroport de Tel-Aviv.

Tant et aussi longtemps que la France n'aura pas «la certitude que l'Iran a renoncé à l'arme nucléaire», les exigences et sanctions seront maintenues, a-t-il poursuivi.

Le dossier nucléaire de l'Iran, devrait figurer au sommet des sujets abordés pendant la visite de trois jours du président Hollande. La communauté internationale soupçonne l'Iran d'enrichir de l'uranium pour fabriquer l'arme nucléaire, ce que le gouvernement nie avec véhémence.

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou n'a pas caché son opposition à la conclusion d'une éventuelle entente — négociée par les États-Unis, la Russie, la France, la Chine et l'Allemagne —, et qui pourrait mener, en échange de modifications au programme nucléaire, à l'allégement des sanctions contre Téhéran.

Son objection lui a valu des tensions avec Washington, qui soutient que les inquiétudes du premier ministre sont prématurées. Tentant de calmer le jeu, des représentants américains ont déclaré que l'allégement des sanctions envisagé serait mineur.

Le premier ministre Nétanyahou a indiqué que le dossier nucléaire dominerait les discussions avec le président Hollande de même que les rencontres, mercredi et vendredi, avec le président russe Vladimir Poutine et le secrétaire d'État américain John Kerry.