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16/11/2013 07:46 EST | Actualisé 16/01/2014 05:12 EST

Des combats éclatent à Tripoli un jour après l'assaut contre des manifestants

TRIPOLI, Libye - Des soldats et des miliciens affiliés au gouvernement libyen ont tenté, samedi, de reprendre une base militaire de Tripoli occupée par des hommes armés un jour après que ces derniers eurent ouvert le feu sur des manifestants.

Ces nouveaux affrontements ont fait quatre morts. Un combattant des forces gouvernementales a indiqué sous le couvert de l'anonymat que l'un de ses camarades avait été abattu lors des combats dans le quartier de Tajoura, dans l'est de la capitale libyenne.

Un représentant des autorités médicales a plus tard révélé, aussi sous le couvert de l'anonymat, qu'au moins trois autres personnes avaient été tuées et 13 blessées.

Tripoli est au bord de la crise depuis que des miliciens originaires de Misrata ont tiré, vendredi, sur une foule réclamant le démantèlement des groupes armés. L'attaque a fait 43 morts et 400 blessés, selon le ministère libyen de l'Intérieur.

Plusieurs commerces de la capitale sont restés fermés, samedi. Les autorités ont décrété trois jours de deuil en mémoire des victimes de l'assaut.

Dans des commentaires rapportés samedi par l'agence de presse officielle LANA, le premier ministre de la Libye, Ali Zidan, a prévenu les miliciens se trouvant à l'extérieur de Tripoli qu'ils ne devaient pas entrer dans la ville sous peine de provoquer un «bain de sang».

La Mission d'appui des Nations unies en Libye a dénoncé la violence, exhortant les Libyens à faire preuve de retenue et à régler leurs différends de manière pacifique.

Depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, des centaines de milices, dont certaines payées par le gouvernement, ont été créées à travers la Libye, établissant des zones de contrôle, défiant l'autorité de l'État et lançant de violentes attaques.

Le gouvernement a tenté de les intégrer aux forces de sécurité, sans succès.