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15/11/2013 03:39 EST | Actualisé 15/01/2014 05:12 EST

Marie-Michèle Gagnon s'adapte bien à la vie sur les pentes et en dehors

MONTRÉAL - À 24 ans, Marie-Michèle Gagnon continue non seulement d'apprivoiser les pentes du circuit de la Coupe du monde de ski alpin, mais aussi le mode de vie qui l'accompagne.

Et dans les deux cas, ça se passe plutôt bien.

C'est ainsi que ce samedi à Levi, en Finlande, la skieuse de Lac-Etchemin tentera de décrocher le 19e 'top-10' de sa carrière à l'occasion du premier slalom de la saison 2013-14.

Et puisqu'elle en sera à sa quatrième présence à cet endroit — elle avait fini 10e l'an dernier —, elle se sentira un peu chez elle. Elle n'aura pas besoin, par exemple, de se demander si elle trouvera quelque chose de satisfaisant à manger après la course.

«La nourriture, c'est ce qui a été le plus difficile (à apprivoiser). Au début, je m'ennuyais vraiment de la bouffe faite à la maison, a raconté Gagnon lors d'un récent entretien avec La Presse Canadienne. C'est tellement différent en Europe. Le lait ne goûte pas la même chose, je ne savais pas où aller pour acheter tel ou tel produit...

«Mais j'ai appris à apprécier et, maintenant, j'adore la bouffe européenne. Surtout que c'est super santé, tellement il y a de lois en Europe pour s'assurer que la nourriture soit saine.»

De façon générale, Gagnon se sent maintenant «plus à la maison» quand elle doit passer l'hiver en Europe. Autant elle a apprécié la phase «on part à l'aventure» de ses débuts, autant elle savoure le fait qu'elle est maintenant acclimatée au style de vie européen.

«Maintenant, j'ai hâte d'y aller quand arrive l'automne. Le fait de comprendre un peu mieux l'Allemand, ça aide.»

À l'inverse, le fait de vivre constamment à l'hôtel est moins excitant à ses yeux qu'à ses premiers moments.

«Nous étions cinq enfants dans la famille et quand j'étais jeune, c'était spécial d'aller à l'hôtel. On aimait aller au Québec Inn, à Québec, parce qu'il y avait une piscine et des palmiers partout, a raconté Gagnon. Alors, c'est sûr qu'au début, je trouvais ça excitant d'être à l'hôtel et de manger au restaurant. Mais à la longue, tu as le goût de faire ta propre cuisine.»

Gagnon n'a toujours pas trouvé la solution idéale pour faire son lavage, par contre.

«C'est dur de trouver une laveuse et une sécheuse en Europe, a-t-elle lancé. Il n'y a pas de buanderies et dans les hôtels, ça coute 50 euros pour un sac de lavage. C'est ridicule, je ne veux pas payer ça! Alors je le fais dans mon évier.

«Ce sont des petites choses comme ça qui font que tu gardes quand même le goût de retourner à la maison.»

Pour le moment, Gagnon se concentre sur la course de Levi en prévision du slalom, sa discipline de prédilection.

«Je suis confiante, l'entraînement s'est bien déroulé cet été et j'ai bien commencé la saison», a noté celle qui a pris le 10e rang lors du slalom géant de Sölden, le 26 octobre dernier.

Gagnon est d'autant plus optimiste qu'elle a maintenant des nouveaux skis, dont les bouts plus arrondis lui permettent d'entreprendre ses virages avec plus de fluidité.

«Le début de la courbe se fait plus proprement, avec un peu moins de mordant, a-t-elle expliqué. Ça prend (dans la neige), mais ça prend mieux. Je me suis entraînée cet été avec ces skis-là et j'aime bien.»