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15/11/2013 03:11 EST | Actualisé 15/01/2014 05:12 EST

François Legault fait marche arrière concernant le tchador

QUÉBEC - Après avoir affirmé plus tôt cette semaine qu'il serait à l'aise d'accueillir une candidate ou de côtoyer une élue portant le tchador, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a fait marche arrière, vendredi.

Dans un communiqué diffusé en fin d'après-midi, après la publication d'un article de La Presse Canadienne faisant état de l'ouverture de la CAQ envers les femmes portant le tchador qui pourraient se porter candidates aux prochaines élections, M. Legault a dit qu'un tel scénario relevait de la «science-fiction».

«Franchement, on est dans la science-fiction lorsqu'on prétend qu'une candidate de la Coalition pourrait porter le tchador. Il est inconcevable qu'une candidate puisse se présenter pour la Coalition en portant un tel vêtement», a dit M. Legault dans son communiqué.

Rappelant la position de la CAQ qui propose d'interdire les signes religieux visibles pour tous les employés de l'État en position d'autorité _ juges, policiers, agents de la paix ainsi que les enseignants et directeurs d'écoles publiques _ M. Legault a dit qu'«il est impossible qu'une femme portant le tchador veuille endosser notre programme».

Pourtant, jeudi, le chef de la CAQ avait affirmé le contraire, alors qu'il emboîtait le pas au député libéral Marc Tanguay.

«Pas de problème avec ça. En autant qu’on puisse reconnaître la personne, il n’y a pas de problème avec ça», avait fait valoir M. Legault, en point de presse.

«Si un candidat se présente avec un signe religieux et que les gens choisissent de l’élire, il pourra continuer de garder ce signe religieux à l’Assemblée nationale», avait-il précisé.

Les propos de M. Tanguay, à l'effet qu'une femme portant le tchador serait la bienvenue comme candidate au Parti libéral, sont à l'origine de la sortie courroucée de la députée libérale Fatima Houda-Pepin contre le vêtement controversé.

Le chef libéral Philippe Couillard a pour sa part donné raison à Mme Houda-Pepin sur ce point, en affirmant vendredi qu'«en pratique et en réalité, il n'y aura pas de candidate libérale portant le tchador».