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14/11/2013 01:55 EST | Actualisé 14/01/2014 05:12 EST

Lockheed Martin supprime 4000 emplois et ferme quatre usines aux États-Unis

BETHESDA, États-Unis - Lockheed Martin s'apprête à supprimer 4000 emplois, soit environ 3,5 pour cent de son effectif, le géant américain de la défense continuant à rechercher de nouvelles façons de diminuer ses coûts dans un contexte où le gouvernement a réduit ses dépenses.

La société de Bethesda, au Maryland, qui fabrique le système de défense par missiles Patriot et les avions chasseurs F-35 et F-16, fermera des usines à Goodyear, en Arizona; à Akron, en Ohio; à Newtown, en Pennsylvanie; et à Horizon City, au Texas; ainsi que quatre immeubles de son campus de Sunnyvale, en Californie, d'ici la mi-2015. Quelque 2000 emplois seront ainsi supprimés.

L'autre moitié des mises à pied sera effectuée dans ses activités de systèmes d'informations et de solutions globales, de systèmes de mission et d'entraînement et de systèmes spatiaux d'ici la fin de 2014.

Certaines tâches et certains employés seront transférés dans des installations à Denver et à Valley Forge, en Pennsylvanie. La société étudie aussi la possibilité de relocaliser certains programmes dans d'autres installations, notamment à Owego, dans l'État de New York, et à Orlando, en Floride.

Selon la chef de la direction de Lockheed, Marillyn Hewson, ces nouvelles mises à pied sont nécessaires pour l'avenir de l'entreprise compte tenu des coupes budgétaires décrétées par le gouvernement et de la situation mondiale de plus en plus complexe.

Les réductions de dépenses généralisées mises en place par le gouvernement ont permis de réduire les déficits budgétaires. Les négociateurs du budget au Congrès tiennent des discussions afin de trouver des façons de réduire les dépenses et les crédits d'impôts dans le but de remplacer les coupes automatiquement entrées en vigueur plus tôt cette année.

Depuis 2008, le nombre d'employés chez Lockheed Martin est passé de 146 000 à 116 000. Le mois dernier, l'entreprise a indiqué que ses revenus diminueraient «légèrement» l'an prochain en raison des coupes budgétaires probables du gouvernement fédéral.