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14/11/2013 03:02 EST | Actualisé 13/01/2014 05:12 EST

Fraude de type Ponzi : accusations criminelles contre une notaire de Vancouver

Une ancienne notaire de Vancouver fait face à plusieurs chefs d'accusation relativement à ce qui serait une fraude de type Ponzi de plusieurs millions de dollars qui aurait fait plus d'une centaine de victimes, selon la police.

Rashida Samji, 60 ans, fait face à 28 accusations de fraude et de vol de plus de 5000 $, car elle aurait soutiré 17 millions de dollars à 14 personnes entre 2006 et 2012.

Les enquêteurs soulignent toutefois que les accusations ne touchent qu'une petite partie d'une fraude beaucoup plus importante qui remonte à 2003.

Ils notent qu'au cours de la période de 2010 à 2012 seulement, près de 40 millions de dollars ont été obtenus frauduleusement auprès de plus de 100 victimes.

La police de Vancouver enquête sur cette affaire en collaboration avec le Groupe des crimes graves et du crime organisé de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) depuis 2012, a déclaré le sergent Peter Thiessen, par voie de communiqué.

En annonçant les accusations contre Rashida Samji, la police a souligné que celle-ci était une personne bien connue dans la communauté sud-asiatique de Vancouver, ce qui lui aurait permis de trouver de nombreux investisseurs.

L'accusée a été arrêtée la semaine dernière, mais a depuis été relâchée sous caution. Elle a dû déposer une garantie de 100 000 $ et doit se conformer à 13 conditions.

Enquête de la Commission des valeurs mobilières

En plus des accusations criminelles auxquelles elle doit désormais faire face, Rashida Samji doit également répondre à des accusations portées par la Commission des valeurs mobilières de la Colombie-Britannique en 2012.

Les audiences dans cette affaire, qui ont commencé en mai 2012, sont toujours en cours.

La Commission a accusé la notaire de fraude parce qu'elle aurait promis des profits annuels de 12 à 30 % si les investisseurs plaçaient leurs investissements dans son compte en fiducie.

Elle aurait affirmé que l'argent servirait de garantie pour des investissements réalisés par un établissement vinicole de Kelowna.

Elle aurait alors utilisé un système à la Ponzi dans le cadre duquel elle aurait payé les investisseurs existants avec l'argent des nouveaux venus.

L'établissement vinicole n'était pas au courant de l'affaire.

Rashida Samji a démissionné de la société des notaires de la Colombie-Britannique le 6 mars 2012, après en avoir été suspendue le 7 février 2012.