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13/11/2013 02:36 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Les paroles avant les actes

Après cinq défaites en six matchs, après une performance gênante contre une équipe qui jouait avec un bras attaché dans le dos, l'heure était au bon vieux lavage de linge sale en famille.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Avec deux jours de préparation avant son prochain match, le Canadien a donc opté pour une réunion d'équipe, mercredi, à Brossard.

Et pour citer Dupond et Dupont, c'était motus et bouche cousue au sujet du contenu de ladite réunion. Mais on devine qu'il ne se disait pas grand-chose de positif au sujet de la défaite de 2-1 subie la veille contre un Lightning de Tampa Bay, privé de Steven Stamkos.

« Ce qui se passe dans le vestiaire reste dans le vestiaire », a dit le défenseur Douglas Murray.

« C'était un genre de petit compte-rendu de ce qu'on a fait hier, a ajouté Daniel Brière. Ce n'est pas différent quand les choses vont mal. Toutes les équipes passent par là. »

Brière voulait à peine répondre à savoir si les entraîneurs y avaient participé, ou s'il s'agissait d'une rencontre seulement entre les joueurs. « Un peu de tout », a-t-il rétorqué, un brin mal à l'aise.

La patinoire était toutefois accessible à ceux qui souhaitaient se délier les jambes. Dix joueurs en ont profité : le gardien Peter Budaj, les défenseurs Murray et Alexei Emelin, de même que les attaquants Brière, David Desharnais, Brandon Prust, George Parros, Travis Moen, Michaël Bournival et Ryan White.

Le Canadien traverse actuellement une de ses pires séquences depuis le retour de Michel Therrien derrière le banc. L'équipe avait également connu un passage à vide de cinq défaites en six matchs en avril dernier, trois semaines avant de s'écraser en cinq matchs devant les Sénateurs d'Ottawa en séries.

Avec une défaite vendredi à Columbus, le Tricolore vivrait sa première séquence de six revers en sept matchs depuis mars 2012.

Brière voit clair

Brière était un peu plus bavard lorsqu'est venu le temps d'aborder son retour progressif au jeu. Le petit centre n'a certes pas été transcendant mardi, à son premier match depuis qu'il a subi une commotion cérébrale. Mais une présence au filet lui a valu un but, son premier « vrai » but de la saison, puisque l'autre qu'il a marqué l'était en fin de match dans un filet désert.

L'ancien des Flyers a admis que le temps passé à observer son équipe du haut de la passerelle l'a aidé à trouver ses repères.

« Tu peux étudier le système, et si je retourne à l'aile, c'est de voir mes options le long de la rampe, en zone neutre, en zone offensive. Quand tu reviens, tu penses moins », explique-t-il.

Brière refuse toutefois de se servir du changement de position comme excuse.

« Je ne veux pas expliquer mon début de saison avec le fait que je jouais à l'aile, rappelle-t-il. Je sais que je devrai améliorer ça, je devrai me retrouver plus souvent autour du filet quand je retournerai à l'aile. Mais hier, je pense que j'étais plus souvent autour du filet et j'ai été récompensé. »

Il faudra maintenant voir combien de temps la situation de Brière au centre sera viable pour le Canadien. Avec Lars Eller et Tomas Plekanec aux commandes des deux premières unités, l'utilisation de Brière au centre ne laisse plus de place pour Desharnais, présentement écarté de la formation. Or, il est permis de douter que le numéro 51 soit à son aise au centre d'un quatrième trio, ou comme ailier ailleurs.