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12/11/2013 02:28 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Rob Ford signe des «figurines à tête branlante» à son effigie

TORONTO - Geste de mauvais goût? Tentative de Rob Ford de se réhabiliter auprès des Torontois? Quoi qu'il en soit, les gens se sont présentés en grand nombre, mardi matin, pour acheter une nouvelle figurine «à tête branlante» du maire et d'autres articles sur la tourmente à la mairie.

Des centaines de personnes ont mis la main sur la petite figurine de plastique représentant le maire tristement célèbre, certaines patientant des heures pour acquérir la pièce de collection. La queue qui a pris forme à 5 h à l'hôtel de ville témoigne sans doute de l'attention qu'a suscitée l'affaire à l'international.

La figurine, vendue à 20 $, était limitée à une par personne, et produite à seulement 1000 exemplaires — à tout le moins pour une première série. Les recettes vont à des oeuvres de bienfaisance.

Certaines personnes ont souligné que la figurine ressemblait davantage au frère du maire, le conseiller Doug Ford, grand défenseur de Rob.

Doug Ford a reconnu que la figurine ne ressemblait pas en tous points au maire de Toronto, disant croire que les concepteurs avaient mis «un peu trop de cheveux» et enlevé «quelques livres» à sa silhouette.

Rob Ford se prêtait à des signatures sur les boîtes et les figurines, et posaient pour des photos. La figurine n'était qu'un élément parmi d'autres, tels que des chandails, des photos et des aimants pour le réfrigérateur représentant le maire, qui a admis la semaine dernière avoir consommé du crack lors d'un épisode d'«ébriété extrême».

«J'ai fumé du crack avec Rob Ford», pouvait-on lire sur l'un des chandails vendus mardi.

«Je vais seulement mettre (la figurine) sur une étagère et m'amuser, a dit un fidèle partisan de Rob Ford, John Rowland, qui était troisième dans la file. Tout le monde a ses propres problèmes personnels. Il l'a finalement admis. Je ne crois vraiment pas que cela affecte ce qu'il accomplit à l'Hôtel de ville.»

Alors que plusieurs personnes sur place disaient soutenir le maire, d'autres exprimaient poliment leur dégoût en mettant la main sur une figurine. «Il s'agit d'une relation amour-haine», a affirmé Jay White.

Doug Ford a soutenu que la grande popularité de ces articles illustrait pourquoi le maire n'avait pas l'intention de se retirer temporairement ou de démissionner.

«Je ne crois pas qu'il y ait un politicien au pays, incluant le premier ministre, qui pourrait attirer tant de gens avec une figurine à tête branlante à son effigie», a fait valoir le conseiller.