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12/11/2013 12:57 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

L'état d'urgence en voie d'être levé en Égypte

Un tribunal égyptien a statué que l'état d'urgence décrété par le président par intérim, Adly Mansour, le 14 août dernier avait expiré mardi. Le gouvernement a annoncé qu'il respecterait la décision du tribunal, mais qu'il attendrait d'avoir reçu la notification officielle avant de l'appliquer.

« Le gouvernement s'engage à appliquer les décisions de justice [...] le gouvernement attend de voir le texte de la décision », a déclaré le cabinet dans un communiqué.

L'état d'urgence avait été décrété à la mi-août pendant les violences suivant la dispersion, au Caire, des campements de partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi. Ce dernier avait été renversé par l'armée au début du mois de juillet.

L'état d'urgence devait durer un mois, mais il avait été prolongé de deux mois le 12 septembre. Or, la justice égyptienne a statué que la mesure prenait fin le 12 novembre.

L'état d'urgence accorde de larges pouvoirs aux forces de l'ordre, notamment des arrestations et des perquisitions sans mandat, et il impose un couvre-feu de 1 h à 5 h du matin.

L'état d'urgence avait été perçu comme un moyen pour le pouvoir de réprimer les partisans de M. Morsi.

Le président Mansour doit décréter une loi régularisant les mouvements de protestation, qui suscite déjà le mécontentement au sein du gouvernement et de ses partisans.

Les Égyptiens ont vécu pendant plus de 30 ans sous la contrainte de l'état d'urgence. La totalité du règne de l'ancien président Hosni Moubarak s'est déroulée sous l'état d'urgence qui avait été imposé après l'assassinat du président Anouar Al-Sadate, en 1981, par un commando d'islamistes radicaux lors d'un défilé militaire. Cette loi d'exception avait été reconduite pour la dernière fois en 2010 pour deux ans, jusqu'au 31 mai 2012