NOUVELLES
12/11/2013 10:58 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Le RCLALQ lance une campagne pour dénoncer les hausses de loyer jugées abusives

MONTRÉAL - Un regroupement d'organismes de défense des droits des locataires dénonce les hausses de loyer qu'il juge abusives et réclame la mise sur pied d'un registre des loyers.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) note que la plupart des augmentations de loyer dépassent largement les suggestions de la Régie du logement du Québec.

Ainsi, la Régie proposait en vertu de ses grilles de calcul une augmentation de 0,9 pour cent en 2013 pour un logement non chauffé ou chauffé à l'électricité. Les données recueillies par le Regroupement démontrent que la moyenne des augmentations imposées aux locataires se situait plutôt à 3,7 pour cent.

Selon le regroupement, la hausse demandée était supérieure à la suggestion dans huit cas sur dix.

L'Association des Propriétaires du Québec (APQ) s'inscrit en faux avec les conclusions du RCLALQ, affirmant que les loyers québécois sont les plus bas au pays.

Les propriétaires soutiennent que les taux d'augmentation, loin d'être abusifs, ne reflètent en rien les hausses des coûts de réparations et autres frais qui s'ajoutent aux responsabilités des propriétaires.

Le président de l'APQ, Martin Messier, affirme que certaines rénovations majeures se traduisent par des investissements importants qui pourraient mettre jusqu'à 32 ans avant de pouvoir atteindre le seuil de rentabilisation en raison, justement, des limitations imposées quant aux augmentations des prix.

Les propriétaires donnent toutefois raison au regroupement sur un point: la méthode de fixation des loyers mériterait une sérieuse révision. Mais leur vision des choses diffère sur les pistes à suivre.

L'APQ souhaite un réajustement dans le sens de la réalité du marché locatif privé. Elle voudrait que les taux d'augmentation soient ajustés et que le contrôle des loyers soit modifié ou même aboli.

En revanche, les représentants de locataires maintiennent qu'un véritable contrôle des loyers ne peut être appliqué qu'avec un registre public des loyers. Ils rappellent que le Parti québécois s'est déjà montré favorable à cette initative. La RCLALQ entend donc mener une campagne pour freiner ces augmentations et rappeler aux députés péquistes leur position à ce sujet.