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12/11/2013 06:54 EST | Actualisé 12/01/2014 05:12 EST

Fraude à Union Montréal?

Union Montréal, le parti de l'ex-maire Gerald Tremblay, se retrouve encore une fois sur la sellette. Cette fois, c'est pour un stratagème présumé de fausses factures pour rembourser une dette électoral.

L'agence QMI et La Presse ont obtenu des documents, mardi matin, relatifs à des perquisitions qui ont eu lieu en février.

Le présumé stratagème

En 2001, Union Montréal contracte une dette envers une firme de communication. Le parti aurait mis sur pied un système de fausses factures envoyées à des arrondissements afin de payer la dette électorale du parti envers une firme de communication.

On aurait donc utilisé de l'argent public, des contribuables, pour rembourser cette dette. Ce système aurait été appliqué à six arrondissements, dont Anjou, Côte-des-Neiges, Saint-Léonard, et Outremont.

Richard Bergeron, le chef de l'opposition, croit que les membres du comité exécutif de Denis Coderre ne devraient pas être des anciens d'Union Montréal qui ont aussi siégé dans les arrondissements visés.

« Je l'invite à résister à ces tentations, à tout le moins à prendre en considération les risques que ça peut représenter qu'il y ait des accusations, voire des arrestations de membres du comité exécutif en fonction. Ce serait terrible. On n'a pas réussi à se sortir complètement de ce risque que représente l'ex-Union Montréal. La population a voté. Je dois l'accepter, mais M. Coderre a du travail à faire pour s'assurer d'au moins prendre les éléments les moins susceptibles de faire l'objet d'accusations ou d'arrestations directes », dit-il.

Mais il n'y a pas encore eu d'arrestation, ni d'accusation. En fait, lors des perquisitions, les policiers voulaient avoir la permission d'aller chercher dans les arrondissements des éléments de preuve qui pourraient  éventuellement mener à des arrestations. En ont-ils suffisamment trouvé? On ne le sait pas encore.

Avec les informations de François Cormier