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11/11/2013 06:35 EST | Actualisé 11/01/2014 05:12 EST

Selon John Kerry, l'Iran a rejeté l'entente proposée sur le nucléaire

ABOU DHABI, Émirats arabes unis - Les grandes puissances ont fait front commun dans un projet d'entente sur le programme nucléaire de l'Iran, lors de pourparlers tenus au cours du week-end à Genève, mais les Iraniens n'ont pas voulu l'accepter, a déclaré le secrétaire d'État américain John Kerry lundi.

S'adressant à des journalistes à Abou Dhabi, M. Kerry a affirmé que les États-Unis et leurs partenaires étaient unis lorsqu'est venu le temps de soumettre leur proposition à l'Iran, ajoutant notamment que la France et les États-Unis l'avaient entérinée.

Selon des informations qui avaient auparavant circulé, les négociations ont achoppé parce que la France s'était opposée à l'accord.

M. Kerry a indiqué lundi que les grandes puissances en sont arrivées à un consensus après une session-marathon de négociations, mais l'Iran ne pouvait accepter l'entente «à ce moment particulier».

M. Kerry a également émis l'opinion à l'effet que le rejet, par le premier ministre d'Israël Benyamin Nétanyahou, d'un accord visant à limiter les ambitions nucléaires de l'Iran était prématuré.

M. Nétanyahou a plusieurs fois critiqué ce qu'il considère être une volonté de la part des six puissances mêlées aux pourparlers d'être trop généreuses à l'endroit de l'Iran, et il mène une campagne énergique contre une entente potentielle.

«On peut s'opposer lorsque l'on sait de quoi il est question, et non face à des efforts pour essayer de voir ce qu'il est possible de faire», a déclaré le politicien américain.

M. Kerry a cependant réaffirmé l'engagement américain vis-à-vis Israël, affirmant que les États-Unis ne permettront pas à l'Iran de développer une bombe nucléaire.

Selon M. Kerry, le président Barack Obama «fait ce qu'il dit», donnant en exemple l'assassinat d'Oussama Ben Laden et le retrait des troupes américaines de l'Irak et de l'Afghanistan.

«Alors, croyez-nous au sujet de l'Iran», a-t-il dit à l'intention de M. Nétanyahou. «Il ne bluffera pas.»