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11/11/2013 03:41 EST | Actualisé 11/01/2014 05:12 EST

Québec intensifie le développement de la filière hydrolienne en rivière

Le Québec est sur le point de devenir le plus important bassin d'expérimentation au monde pour l'énergie hydrolienne en fleuve et en rivière.

La première ministre Pauline Marois a annoncé lundi, à la toute nouvelle usine de RER Hydro à Bécancour, une contribution financière de 85 millions $ au projet de 130 millions $ de parc hydrolien de démonstration dans le fleuve Saint-Laurent.

La technologie hydrolienne consiste à placer une turbine dans un cours d'eau où le courant peut la faire tourner et générer de l'électricité sans qu'il soit nécessaire de construire un barrage. L'impact environnemental est minime et plusieurs études ont démontré que les hydroliennes ne nuisent pas à la faune aquatique.

Le succès de la première phase expérimentale, soit l'installation d'une hydrolienne près du pont de la Concorde, à Montréal, qui fonctionne de façon continue depuis 2010, permet maintenant de lancer la deuxième phase du projet, soit l'installation sur trois ans de six turbines hydroliennes d'une capacité totale de 0,75 mégawatts dans le même secteur.

Cette vitrine technologique, qui représente un investissement de 51,5 millions $ dont 25 millions $ proviennent du gouvernement du Québec sous forme de capitaux et de prêts, servira à mener des évaluations approfondies de la technologie.

La troisième phase, qui doit débuter en 2016, consistera à installer un parc de démonstration de 40 hydroliennes d'une capacité de 9 mégawatts, toujours dans le même secteur, près du pont de la Concorde à Montréal. Il s'agira, cette fois, d'un projet de 81 millions $, dont 60 millions $ sous forme de prêts à redevances du gouvernement du Québec.

Il s'agira alors du plus important parc de démonstration en rivière au monde.

Les phases deux et trois du projet permettront la création de 75 emplois chez RER Hydro, à son centre de recherche à Montréal mais surtout à son usine de Bécancour où les 46 turbines seront fabriquées, en plus de 40 emplois direct et 80 emplois indirects chez les fournisseurs.

Si la technologie s'avère un succès et génère de l'intérêt, l'usine de Bécancour serait en mesure de fabriquer environ 500 unités par année, créant ainsi quelque 600 emplois directs et indirects.

Le projet est réalisé par RER Hydro en partenariat avec le gouvernement du Québec, Hydro-Québec — qui s'est engagée à acheter l'électricité produite par les hydroliennes — et Boeing, qui obtient les droits exclusifs de vente et de mise en marché des turbines sur le marché mondial. Boeing agit également en soutien pour la gestion, l'ingénierie et la fabrication des turbines et fournira le service après-vente.