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11/11/2013 12:06 EST | Actualisé 11/01/2014 05:12 EST

Certaines huiles végétales seraient plus dangereuses que bénéfiques

MONTRÉAL - Certaines huiles végétales dont on vante les bienfaits pour la santé pourraient en réalité augmenter le risque de maladie cardiaque, affirme une analyse publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

Les auteurs de l'étude ontarienne croient ainsi que Santé Canada devrait maintenant examiner l'étiquetage des aliments qui prétendent réduire le taux de cholestérol.

Il est maintenant courant de voir les gras animaux saturés être remplacés par les huiles végétales polyinsaturées, puisque celles-ci peuvent combattre l'hypercholestérolémie et aider à prévenir les maladies du coeur. En 2009, la Direction des aliments de Santé Canada a d'ailleurs approuvé la demande de l'industrie alimentaire d'annoncer, sur l'étiquetage, que les huiles végétales et les produits qui les contiennent aident à réduire les risques de maladie cardiaque.

Deux chercheurs de l'Université de Toronto et de l'Université Western préviennent toutefois que selon de récentes études, il n'est peut-être pas approprié d'associer de telles allégations aux huiles végétales riches en acide linoléique omega-6, mais relativement pauvres en acide linoléique omega-3. Ce serait notamment le cas de l'huile de maïs et de l'huile de carthame.

Les auteurs citent une étude menée en février 2013 et pour laquelle certains participants avaient remplacé les gras saturés dans leur alimentation par de l'huile de carthame. Ce groupe a bel et bien réduit son taux de cholestérol de 8,0 pour cent, mais on y a aussi constaté une hausse importante des décès attribués aux maladies cardiovasculaires et coronariennes.

Au Canada, l'huile de maïs et l'huile de carthame peuvent se retrouver dans des aliments comme la mayonnaise, les vinaigrettes crémeuses, la margarine, les croustilles et les noix préparées.

L'huile de canola et l'huile de soja, qui contiennent toutes les deux types d'acide linoléique, sont les plus couramment utilisées dans l'alimentation canadienne.

Les auteurs de l'analyse en concluent qu'on ne peut déterminer avec certitude si les huiles végétales riches en acide linoléique omega-6 mais relativement pauvres en acide linoléique omega-3 combattent réellement les maladies cardiaques. Ils suggèrent donc une modification de l'étiquetage pour refléter cette incertitude.