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10/11/2013 02:08 EST | Actualisé 10/01/2014 05:12 EST

L'Iran discutera de son programme nucléaire avec le chef de l'AIEA

TÉHÉRAN, Iran - Après une première série de négociations infructueuses avec six puissances mondiales au sujet de son programme nucléaire, l'Iran compte maintenant se concentrer sur ses discussions avec le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), tout en rappelant que les concessions qu'elle est prête à faire dans ce dossier ont des limites.

De manière générale, l'attitude de Téhéran par rapport aux pourparlers reflète celle du secrétaire d'État américain, John Kerry, et des représentants des autres pays participants, qui ont fait valoir que les négociations n'étaient pas encore terminées et que le processus suivait son cours. L'Iran et ses six interlocuteurs n'ont pas réussi à conclure un accord préliminaire à Genève cette semaine, mais ont rapidement convenu de se rencontrer de nouveau la semaine prochaine.

Le gouvernement du président iranien Hassan Rohani insiste sur le fait que la situation progresse et tente de calmer les partisans de la ligne dure en leur assurant que l'Iran ne mettra pas un terme à ses activités nucléaires tout en essayant de dissiper les doutes concernant l'état des pourparlers.

L'impression que les discussions sont dans une impasse pourrait donner des munitions à ses opposants, qui dénoncent son ouverture par rapport aux États-Unis et son empressement à rassurer la communauté internationale au sujet du programme nucléaire iranien.

Grâce à l'éventuelle entente, l'Iran pourrait bénéficier d'un relâchement des sanctions économiques qui lui sont imposées en acceptant de baisser le niveau d'enrichissement de l'uranium qu'elle possède.

Parmi les obstacles qui devront être surmontés figurent les craintes de la France, qui estime que les mesures proposées pour empêcher le gouvernement iranien de fabriquer des armes nucléaires ne sont pas assez strictes et trouve inquiétant le projet de Téhéran de construire un réacteur pouvant produire de grandes quantités de plutonium.

L'Iran jure qu'elle n'a aucun intérêt pour les armes nucléaires et qu'elle souhaite seulement utiliser les réacteurs nucléaires pour générer de l'énergie et à des fins médicales.

M. Rohani a déclaré que les négociations à Genève avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne avaient permis de faire des progrès. Mais il a répété que la communauté internationale ne pouvait pas obliger l'Iran à renoncer à enrichir de l'uranium, un commentaire qui semble être destiné à ceux qui s'opposent à ses pourparlers avec l'Occident sur la question nucléaire.

Le chef de l'AIEA, Yukiya Amano, est arrivé dimanche à Téhéran afin de discuter des aspects techniques concernant le renforcement de la surveillance internationale et l'accès aux installations nucléaires. Un rapport positif de M. Amano pourrait favoriser la conclusion d'un accord lorsque l'Iran et les six puissances mondiales reprendront les négociations le 20 novembre.