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10/11/2013 05:04 EST | Actualisé 10/01/2014 05:12 EST

Le PM libyen exhorte ses citoyens à s'opposer pacifiquement aux milices armées

TRIPOLI, Libye - Le premier ministre de la Libye a exhorté dimanche ses citoyens à s'opposer pacifiquement aux milices incontrôlées, affirmant que la montée des groupes défiant le gouvernement central met en danger les relations internationales du pays.

Ali Zidan a fait ces commentaires quelques jours après que des milices rivales eurent paralysé la capitale, Tripoli, dans des affrontements qui ont fait quatre morts. La mort d'un commandant de milice de la ville de Misrata a provoqué les violences qui ont semé la panique dans la capitale.

L'assassinat de figures publiques et d'autorités des services de la sécurité est devenu chose commune en Libye. Les milices sont blâmées pour la plupart de ces attaques. Le gouvernement peine à les contrôler, alors qu'il compte encore sur plusieurs pour faire respecter l'ordre dans le pays depuis la guerre civile de 2011 qui a mené à la chute du dictateur Mouammar Kadhafi.

Tard samedi, des hommes armés ont tué deux agents de police à Benghazi, la seconde plus grande ville du pays. Des hommes ont même brièvement kidnappé le premier ministre lui-même, le mois dernier.

S'adressant à des journalistes dimanche, M. Zidan a affirmé que son gouvernement avait tenté d'intégrer certaines milices à la police et l'armée, et que tout groupe à l'extérieur de ces deux institutions n'avait qu'une légitimité «temporaire ou de facto».

Après avoir demandé aux milices de laisser les Libyens faire régner la sécurité et la loi, il a déclaré que combattre les milices armées illégales pouvait se faire de manière pacifique, ajoutant que des citoyens avaient déjà manifesté pacifiquement contre un camp tenu par une milice.

Il a aussi révélé que le gouvernement avait acheté des armes de certaines milices afin de les désarmer, et il a demandé de l'aide de la communauté internationale pour des programmes de désarmement. D'ici le 31 décembre, ce genre de paiement n'existera plus, a-t-il dit.