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09/11/2013 06:22 EST | Actualisé 09/01/2014 05:12 EST

Nucléaire iranien : la diplomatie mondiale déploie l'artillerie lourde à Genève

Les négociations se poursuivent pour une troisième journée consécutive, samedi, à Genève, en Suisse, pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien.

Les grandes puissances mondiales, soit les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Iran, sont réunies pour une troisième journée de discussions, qui n'était pas prévue à l'horaire initial.

La présence du secrétaire d'État américain John Kerry, l'arrivée du ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, et celle, prochaine, de leur homolongue chinois Wang Yi laissent croire qu'une entente, sans être probable, est dans l'ordre du possible.

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a d'ailleurs indiqué que les négociations de Genève avaient permis d'accomplir de « bons progrès ».

Son homologue français, Laurent Fabius, a toutefois souligné qu'il n'y avait « aucune certitude » qu'on puisse conclure un accord aujourd'hui.

Les discussions semblent porter sur un gel du programme nucléaire iranien, soupçonné de cacher un volet militaire, en échange d'un allègement des sanctions internationales imposées à la République islamique, qui affirme que ses activités sont purement pacifiques.

L'une des principales mesures envisagées porterait sur le déblocage progressif d'environ 50 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés sur des comptes étrangers. Les puissances occidentales pourraient aussi accepter d'assouplir les sanctions concernant le commerce des produits pétrochimiques et des métaux précieux.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, qui se trouve lui aussi à Genève, n'a pas exclu une suspension partielle de l'enrichissement d'uranium, concession inenvisageable avant l'investiture du président Hassan Rohani, qui multiplie les signes d'ouverture.

Le président américain Barack Obama a discuté vendredi avec le premier ministre israélien des négociations en cours. Il a répété vouloir empêcher que Téhéran se dote de l'arme nucléaire, une préoccupation majeure pour l'État hébreu.