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09/11/2013 03:21 EST | Actualisé 09/01/2014 05:12 EST

De nouvelles violences en Libye font au moins trois morts à Tripoli et Benghazi

TRIPOLI, Libye - Des tireurs ont abattu deux policiers dans la deuxième plus grande ville de Libye et un procureur est mort lorsqu'une bombe a fait sauter sa voiture dans un château fort de militants islamistes, samedi, ont annoncé des responsables de la sécurité. Il s'agit des plus récents actes de violence à secouer la dangereuse partie est du pays.

Les assassinats de personnalités publiques et de responsables de la sécurité sont chose courante en Libye. Plusieurs meurtres sont imputés aux milices, que le gouvernement peine à contrôler, alors même qu'il s'y fie toujours pour imposer l'ordre.

Un responsable de la sécurité dans la ville de Darna, connue pour ses habitants tenants de la ligne dure, a indiqué qu'une bombe a frappé la voiture dans laquelle prenait place le procureur Mohammed Khalifa al-Naas. Un autre responsable a mentionné que deux tireurs inconnus avaient ouvert le feu contre une patrouille dans une zone commerciale de Benghazi, la deuxième plus grande ville de Libye, faisant deux morts.

Par ailleurs, le bilan des morts à la suite de heurts entre milices rivales dans la capitale, dans la nuit de jeudi à vendredi, heurts déclenchés par le décès d'un commandant de la milice de la ville de Misrata, est passé à quatre tués, selon Hashim Bishr, commandant du comité de la sécurité de Tripoli. Les affrontements à Tripoli ont provoqué de la panique, alors que les résidents courraient se mettre à couvert, certains abandonnant carrément leurs voitures dans les rues.

La fusillade dans les rues de la capitale a suscité la condamnation de responsables, ainsi que celle du plus important chef religieux du pays, le mufti Sadeq al-Ghariani.

«La Libye s'engage sur une pente glissante», a-t-il dit par voie de communiqué, vendredi soir, blâmant le gouvernement pour le peu de gestes posés afin de contenir la violence.

Samedi, le conseil local de Tripoli a également blâmé le gouvernement, lui demandant d'identifier les milices travaillant avec lui, et d'interdire toutes les autres.

Samedi, toujours, environ 300 protestataires ont manifesté dans la capitale pour réclamer des élections parlementaires d'ici la fin de l'année, craignant que le groupe intérimaire actuellement en poste ne tente de prolonger son mandat au-delà de février, date à laquelle un nouveau vote est attendu.

Les organisateurs du mouvement veulent également en finir avec le système des listes de parti, et plutôt s'en remettre à des candidatures individuelles.