NOUVELLES
08/11/2013 05:24 EST | Actualisé 08/01/2014 05:12 EST

Terminal de granules de bois : Québec recommande le dialogue

Le gouvernement du Québec n'a pas l'intention de s'adresser aux tribunaux pour faire cesser les travaux de construction d'un terminal de granules de bois à l'anse au Foulon, comme le réclament plusieurs opposants au projet.

Le ministre québécois de l'Environnement, Yves-François Blanchet, tient tout de même à rappeler l'importance du dialogue entre les promoteurs et la population relativement à ce projet.

Rappelons que le Port de Québec n'a pas eu à obtenir l'aval du ministère québécois de l'Environnement pour réaliser son projet de terminal, car le secteur est de compétence fédérale.

Cela a fait bondir le Conseil régional de l'environnement (CRE), qui a demandé au gouvernement Marois d'intervenir en réclamant une injonction pour faire cesser les travaux de construction de deux énormes silos le long du boulevard Champlain.

Le ministre de l'Environnement ne veut pas emprunter la voie des tribunaux, mais il recommande néanmoins au promoteur du projet, Arrimage Québec, le dialogue avec la population.

« Avec la sensibilité qu'on connaît à l'heure actuelle dans ce dossier-là, n'y aurait-il pas lieu pour l'entreprise [...] d'être prudente, de ne pas partir en disant : "Moi, je ne reconnais pas la juridiction. Je commence les travaux. Je veux m'installer avec d'énormes structures à l'anse au Foulon. Je n'ai pas consulté?", s'est interrogé le ministre Yves-François Blanchet.

« Nous travaillons à une reprise du dialogue [...] qui va nous amener à des pistes de solutions, parce que je ne veux pas que la population de Québec soit prise en étage d'un conflit durant lequel les émissions polluantes continuent, ou la construction de ce qui va mener à des émissions polluantes continue sans encadrement environnemental », a ajouté le ministre.

De son côté, le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, défend toujours le projet de terminal de granules de bois d'Arrimage Québec. Vendredi après-midi, il s'est dit ouvert à une rencontre avec Yves-François Blanchet pour discuter du dossier.

Le maire interpellé

Au moment où le ministre Blanchet prône le dialogue, la grogne ne s'estompe toujours pas relativement à ce projet.

Plusieurs opposants interpellent maintenant le maire de Québec. C'est le cas de l'historien et écrivain Michel Lessard, qui demande à Régis Labeaume d'intervenir et de « mettre ses culottes » dans ce dossier.

Le son de cloche est le même du côté d'Alexandre Turgeon du CRE de la Capitale-Nationale.

« S'il y en a un, à mon avis, qui peut faire entendre raison au Port de Québec, c'est le maire de Québec [...] Il faut qu'il arrête de parler à travers la voix de son attaché de presse puis qu'il intervienne haut et fort », lance M. Turgeon.

Malgré ces pressions, le cabinet du maire a fait savoir vendredi que le maire réservait pour le moment ses commentaires concernant ce dossier.