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08/11/2013 03:52 EST | Actualisé 08/01/2014 05:12 EST

Deux morts et 20 blessés en Égypte lors de nouvelles manifestations

AFP

LE CAIRE, Égypte - Les partisans du président égyptien destitué ont affronté leurs opposants, vendredi, alors que les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes afin de disperser des rassemblements organisés pour protester contre l'arrestation de manifestantes. Au moins deux personnes ont été tuées et 20 autres blessées, a fait savoir un responsable.

Pendant ce temps, le groupe chargé de réécrire la Constitution égyptienne a approuvé un amendement abolissant la chambre haute du Parlement, une décision qui devra être validée par les électeurs égyptiens.

L'Égypte a été le théâtre de manifestations quasi quotidiennes depuis le coup d'État du 3 juillet, lors duquel le président Mohammed Morsi et son gouvernement soutenu par les Frères musulmans ont été renversés par l'armée. Vendredi, des manifestants sont de nouveau descendus dans les rues pour exprimer leur mécontentement.

Des heurts sont survenus dans certaines régions. Au Caire, près des pyramides, deux personnes ont été tués, dont un adolescent de 12 ans, lors de combats entre manifestants pro-Morsi et résidents locaux, a mentionné un responsable de la Santé.

Lors de ces affrontements, les assaillants ont lancé des petits plombs, des pierres et des cocktails Molotov, a précisé un responsable de la sécurité.

À Suez, un autre responsable a mentionné qu'une personne avait été grièvement blessée après avoir été atteinte par un tir à la tête lors de heurts similaires. Là encore, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Les manifestations de vendredi s'inscrivaient dans le cadre du mouvement «Les femmes égyptiennes sont une ligne rouge», en référence à l'arrestation de 21 manifestantes à Alexandrie, en octobre. Les autorités accusent les manifestantes, dont font partie sept filles, d'incitation à la violence et d'avoir bloqué des routes lors de heurts dans cette ville.

Selon Mahmoud Gaber, l'avocat représentant les 21 femmes, leur détention a une «connotation politique».

Vendredi, toujours, le porte-parole du groupe qui réécrit la Constitution a indiqué que ses membres avaient voté en faveur de l'élimination du conseil de la Choura, la chambre haute du Parlement.

Ce conseil a adopté un rôle législatif lors de la présidence de Morsi. Tout juste avant le coup d'État, la Cour suprême constitutionnelle avait estimé que le rôle législatif confié au conseil de la Choura contrevenait à la Constitution.

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