NOUVELLES
08/11/2013 11:30 EST | Actualisé 08/01/2014 05:12 EST

Cercle de feu : Kathleen Wynne demande l'argent d'Ottawa

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, interpelle directement le Stephen Harper, pour obtenir l'aide financière d'Ottawa dans le développement du Cercle de feu, dans le Grand Nord ontarien.

Kathleen Wynne a écrit au premier ministre canadien pour lui indiquer que la province avait besoin de 2,25 milliards de dollars pour bâtir l'infrastructure nécessaire à l'exploitation minière, incluant la construction d'une route toutes saisons vers le gisement de chromite.

La première ministre a souligné que le gouvernement fédéral avait financé d'autres projets d'infrastructure au pays, comme les sables bitumineux en Alberta, une ligne de transmission en Colombie-Britannique et un barrage hydro-électrique au Labrador.

Elle ajoute que l'Ontario est prêt à faire une « importante contribution » à l'infrastructure dans le Cercle de feu et qu'elle s'attend à ce que le gouvernement fédéral « contribue avec un montant similaire ». Selon elle, il s'agit d'un bon investissement, puisque les occasions économiques dans cette région s'élèvent à environ 60 milliards de dollars.

Par ailleurs, la province a aussi annoncé la création d'une société de développement pour l'infrastructure du Cercle de feu. L'organisation regroupera les gouvernements provincial et fédéral, les minières ainsi que les Premières Nations avoisinantes.

Son mandat sera de construire et d'entretenir l'infrastructure permettant d'avoir accès à l'important gisement de chromite, à 500 kilomètres au nord-est de Thunder Bay.

Conflit entre minières

Les minières KWG Resources et Cliffs Natural Resources se disputent au sujet de l'accès au Cercle de feu. Cliffs veut construire une route, alors que KWG préfère construire un chemin de fer. La bataille est devant les tribunaux.

En juin, Cliffs a aussi annoncé la suspension de son étude d'impact environnemental, à cause de la lenteur des négociations avec la province et les Autochtones. Elle a aussi souvent affirmé que son projet pourrait être compromis, sans l'accès à une route notamment, et a récemment menacé de se retirer complètement de la région.