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07/11/2013 09:39 EST | Actualisé 07/01/2014 05:12 EST

Une escalade des moyens de pression appréhendée à l'Université Laval

Les employés de soutien de l'Université Laval craignent que la direction décrète un lock-out d'ici une dizaine de jours. En guise de réplique, le syndicat des employés de soutien (SEUL) menace à son tour de perturber et même d'annuler la session d'hiver.

Environ 800 personnes devraient manifester jeudi matin à la suite d'une assemblée générale où le syndicat fera le point avec ses membres.

Le conseiller syndical, Éric Jan Zubrzycki, dit prendre la menace de lock-out très au sérieux. « Nous autres on croit qu'il y a une réelle chance qu'il y ait un lock-out à partir du 18 novembre. Donc on se prépare à ce lock-out. On va voter aujourd'hui sur les indemnités de lock-out au montant de 400 $ net par semaine », précise-t-il.

La manifestation se veut aussi un message clair envoyé à la direction de l'Université Laval. « On veut démontrer à l'employeur que les 1800 membres sont tous solidaires et que nous sommes tous déterminés à passer au travers une crise sur l'employeur décide d'en déclencher une », ajoute le conseiller syndical.

La partie patronale a demandé une rencontre de négociation le 15 novembre. Le SEUL promet qu'il n'hésitera pas à accroître ses moyens de pression si les négociations devaient échouer ou qu'un lock-out soit décrété.

« Si l'employeur déclenche un lock-out et que l'ensemble du personnel se retrouve alors à la rue, nous allons prendre tous les moyens pour empêcher la session d'hiver et l'annuler », soutient Éric Jan Zubrzycki.

Le syndicat envisage notamment de perturber les inscriptions des étudiants étrangers. Le syndicat n'écarte pas aussi la possibilité d'établir des piquets de grève sur l'ensemble du campus.

Depuis trois semaines, les employés de soutien se contentent de perturbations quotidiennes près des locaux administratifs ou des salles de classe.

Les employés de soutien de l'Université Laval regroupent notamment le personnel de l'entretien, des agents de bureaux et des techniciens. Ils sont sans convention collective depuis mai 2011. Les négociations entre les deux parties achoppent sur la question salariale et sur les régimes de retraite.

Le départ de la manifestation jeudi aura lieu à 12 h 30 du pavillon Alphonse-Desjardins sur le campus de l'Université Laval.