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07/11/2013 12:27 EST | Actualisé 07/01/2014 05:12 EST

Roger Federer a confiance au système antidopage mais veut plus de tests

LONDRES - Dans la foulée de la salve que Novak Djokovic a lancée contre le programme antidopage au tennis, Roger Federer a défendu le système tout en souhaitant qu'on augmente le nombre de tests.

Djokovic s'est attaqué à l'Agence mondiale antidopage et aux autorités du tennis, cette semaine, alors qu'il a affirmé que la décision rendue dans l'affaire de dopage concernant Victor Troicki prouve que la lutte contre le dopage est mal organisée.

Troicki a vu une suspension de 18 mois, imposée parce qu'il a omis de se soumettre à un test sanguin en avril, être réduite à 12 mois après un appel. Le Tribunal arbitral du sport a dit sympathiser avec Troicki mais n'a eu d'autre choix que d'imposer quand même une suspension.

Lorsqu'on l'a interrogé sur cette affaire, Federer a dit faire confiance au système. Il a toutefois ajouté que le programme devrait être bonifié, disant avoir l'impression que les joueurs «ne sont peut-être pas testés assez souvent».

En 2012, la Fédération internationale de tennis (ITF) a prélevé 1727 échantillons d'urine en compétition mais seulement 124 échantillons de sang durant les tournois. On a prélevé un grand total de 2185 échantillons en tout, d'urine ou de sang, en compétition ou non.

«Je n'ai pas été testé à Bâle, je ne crois pas. Je n'ai pas été testé à Paris, je ne crois pas. J'ai subi un test ici après le premier match. J'ai l'impression qu'on doit faire plus de tests», a déclaré Federer, en évoquant ses récents tournois.

«Je sais que les budgets peuvent être modestes parfois. J'ai subi un test hors-compétition avant Bâle. J'ai seulement l'impression que je passais plus de tests avant. Je crois que j'ai été testé 25 fois en 2003, 2004. Par rapport à ce temps-là, c'est clair que ç'a décliné cette année.»

L'an dernier, le directeur de l'antidopage à l'ITF, Stuart Miller, a déclaré à l'Associated Press que son organisme avait testé Federer huit fois par année en moyenne de 2004 à 2006, 11 fois par année de 2007 à 2009 et neuf fois par an de 2010 à 2012.

Troicki a blâmé un agent antidopage qui, selon lui, lui a conseillé d'écrire à l'ITF en expliquant qu'il était malade et ne pouvait pas fournir un échantillon de sang.

«J'estime que lorsqu'on vous demande un échantillon, vous devez donner l'échantillon, a déclaré Federer. Peu importe à quel point tu te sens mal. Je m'excuse, mais je crois que c'est très important de donner l'échantillon quand on vous le demande parce que vous êtes devant eux et qu'il n'y a plus moyen de leur échapper. C'est à ce niveau que nous devons être très ferme, je crois.»