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07/11/2013 08:55 EST | Actualisé 07/01/2014 05:12 EST

Rob Ford nuit-il à l'économie de Toronto?

La confession du maire de la plus grande ville au Canada qu'il avait déjà fumé du crack a fait le tour du monde. Mais les experts ne s'entendent pas quant aux retombées d'un tel aveu sur l'économie et le tourisme à Toronto.

Le professeur de gestion touristique à l'Université Ryerson de Toronto, Gabor Forgacs, pense que ce développement « affaiblit la force de la marque ».

Selon M. Forgacs, la réputation de ville multiculturelle et de destination d'affaires que cultive Toronto depuis plusieurs décennies en prend pour son rhume.

Perturbation passagère?

Toutefois, de l'avis du professeur de marketing Nicolas Papadopoulos de l'Université Carleton d'Ottawa, la plupart des gens savent instinctivement que l'affaire Ford n'est qu'une « anomalie ».

L'ex-maire de Toronto Mel Lastman avait lui aussi fait les manchettes un peu partout dans le monde en 2001.

Il avait alors affirmé qu'il craignait d'aller à une rencontre au Kenya, parce qu'il avait peur de finir dans la marmite de cannibales. Plusieurs analystes pensent que cette déclaration a tué les chances que pouvait avoir la Ville Reine à l'époque de décrocher les Olympiques de 2008.