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07/11/2013 06:06 EST | Actualisé 07/01/2014 05:12 EST

Le CRTC veut revoir les règles télévisuelles

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) veut changer l'appui au financement du contenu télévisuel, selon son président, Jean-Pierre Blais.

C'est d'ailleurs dans ce but que l'organisme annonçait il y a deux semaines le lancement d'une vaste consultation publique sur l'avenir du système de télévision canadien, a expliqué M. Blais en entrevue à RDI économie, jeudi.

« Ce ne sont plus des phénomènes sociaux où toute la famille est ensemble en train de regarder la télévision sur un nombre restreint de chaînes. Il y a eu une explosion complète. Il y a des portables, des tablettes. Chacun a sa télévision dans sa chambre et donc c'est très personnalisé », rappelle-t-il.

Selon Jean-Pierre Blais, l'écoute de la télévision se conjugue maintenant à la première personne, ce qui oriente les besoins des Canadiens d'une toute autre façon.

« Les gens s'attendent dorénavant à pouvoir choisir le contenu télévisuel à la pièce. [...] Notre cadre réglementaire doit s'adapter. Non pas pour changer la façon [dont] les gens écoutent la télévision, ça c'est un phénomène hors de notre contrôle, mais il y a une incidence sur le modèle économique », dit-il.

La multiplicité des chaînes spécialisées, les nouvelles plateformes permettant d'accéder à du contenu télévisuel et la place de plus en plus grande que prend Internet dans le paysage changent la donne et obligent à revoir les façons de faire, remarque-t-il.

Le président du CRTC refuse toutefois de parler des réflexions auxquelles l'organisme est arrivé pour le moment, mais affirme vouloir d'abord consulter les Canadiens avant de parler de la marche à suivre.

« On perçoit que les gens se trouvent généralement bien desservis par la diversité de la programmation. Par contre, il y a parfois de la frustration sur l'abordabilité des services câblo-satellitaires, sur les choix du nombre de forfaits. Il faut forger de nouveaux outils pour avoir des recours », indique Jean-Pierre Blais.