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06/11/2013 08:01 EST | Actualisé 06/01/2014 05:12 EST

Nétanyahou s'en prend aux Palestiniens avant de recevoir Kerry

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'en est pris vivement aux Palestiniens mercredi, en les accusant de paralyser les négociations de paix, tout en disant espérer que la visite du secrétaire d'État américain, John Kerry, permettra de remettre le processus sur les rails.

Le secrétaire d'État américain devrait toutefois recevoir aussi un accueil peu enthousiaste de la part des Palestiniens, furieux du feu vert donné la semaine dernière par Israël à la construction de 3500 logements dans les colonies juives de Cisjordanie et Jérusalem-Est.

La visite de John Kerry en Israël intervient dans un contexte diplomatique plombé par l'annonce du retour au gouvernement de l'ancien chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, un partisan de la colonisation hostile aux négociations de paix, après son acquittement par le tribunal qui le jugeait pour fraude.

« Je suis préoccupé pour le processus de paix, car je vois que les Palestiniens continuent leurs incitations à la violence, continuent à créer des crises artificielles, continuent à éviter et à fuir les décisions nécessaires pour parvenir à une véritable paix », a déclaré Benyamin Nétanyahou aux journalistes en recevant un John Kerry au visage de marbre.

Le premier ministre israélien a néanmoins dit espérer que les entretiens du secrétaire d'État américain à Jérusalem, puis avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, « permettront de ramener [les négociations] là où il sera possible de conclure la paix historique que nous souhaitons. »

John Kerry, dont les navettes avaient permis de relancer les négociations en juillet, après trois ans d'interruption, lui a répondu qu'il avait l'espoir de voir des progrès réalisés dans les six mois qui restent avant la fin du délai de neuf mois qu'il a accordé aux deux parties pour s'entendre. « Le président Obama regarde de l'avant, comme je le fais, et nous croyons tous les deux en [la réussite de] ce processus, sinon nous n'y consacrerions pas notre énergie », a déclaré le secrétaire d'État américain, arrivé mardi soir à Jérusalem.

Rien ou presque n'a filtré des discussions menées jusqu'à présent, mais les deux parties n'ont pas caché leur frustration face à l'absence de progrès notable sur les frontières d'un futur État palestinien, les questions de sécurité, l'avenir des colonies juives dans les territoires occupés ou encore le statut des réfugiés palestiniens.

Reuters