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05/11/2013 02:46 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

Québec veut lutter contre le racisme visant les Autochtones

La ministre déléguée aux affaires autochtones, Élizabeth Larouche, entame mardi et mercredi un blitz de consultations avec les chefs des Premières nations, afin d'élaborer au printemps un plan d'action contre le racisme.

Des représentants de 26 communautés autochtones et de 40 organisations pourront présenter leurs points de vue à la ministre. Plusieurs groupes ont eu l'occasion de le faire, mardi, à Québec, lors d'une table ronde avec Mme Larouche. « Au quotidien, nombre d'Autochtones doivent affronter préjugés et stéréotypes. Que ce soit au travail, à l'école ou dans les médias, les Autochtones sont trop souvent confrontés à un discours et à des comportements relevant de la discrimination et du harcèlement », a déclaré la ministre Larouche, dans un communiqué de presse.

Selon Édith Cloutier, du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, le racisme a des effets concrets sur les membres des Premières nations qui sont à la recherche d'un travail ou d'un logement. « Les Autochtones qui cherchent du logement sont souvent discriminés sur une base raciale. Quand on a une crise du logement, cette discrimination, ce racisme s'accentue, ça c'est très concret, on le vit », explique Mme Cloutier.

Cependant, certains notent une amélioration de la situation, même si les préjugés persistent. « Moi, chaque matin, je sors, je me dis : est-ce que je vais avoir du racisme? Alors, ça me met sur les dents. Mais j'ai vu beaucoup plus d'amélioration que j'ai vu de détérioration », explique Mélissa Mullen-Dupuis, la fondatrice de la branche québécoise du collectif Idle No More.

Mise en place d'un « Mois de l'histoire des Autochtones »

La démarche du Secrétariat aux affaires autochtones fait suite à la publication d'une politique en 2008 visant à contrer le racisme au Québec. Le ministère a déjà fait savoir qu'il souhaitait mettre en place prochainement un « Mois de l'histoire des Autochtones ».

Pour Mme Larouche, il est nécessaire de travailler avec les communautés autochtones sur plusieurs dossiers. « Ce qui est important avec les communautés autochtones, c'est qu'elles ne soient pas isolées, mais qu'elles soient avec toute la nation québécoise, pour travailler en partenariat sur plusieurs dossiers, développement économique ou autre », a expliqué la ministre.

Avec les informations de Pascal Poinlane