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05/11/2013 01:54 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

Plus de 800 000 Canadiens font encore appel aux banques alimentaires

Le nombre de Canadiens faisant appel à des banques alimentaires a légèrement diminué, mais il se maintient à des sommets presque inégalés un peu moins de quatre ans après la fin de la récession économique.

L'étude annuelle de Banques alimentaires Canada, dont les résultats ont été dévoilés mardi, révèle que plus de 833 000 personnes se sont tournées vers la distribution de nourriture durant un mois donné, plus tôt cette année, comparativement à 872 379 lors du mois de mars précédent. Plus du tiers de ces gens étaient des enfants.

Selon le rapport, les emplois à faible revenu en sont la cause, et il en abonde en raison des nombreuses pertes dans le secteur manufacturier à travers le pays au fil des trois dernières décennies.

Des obstacles à l'accessibilité à l'assurance-emploi et à l'aide sociale - et les piètres revenus issus de ces programmes une fois que les Canadiens en difficulté parviennent à y accéder - ne font qu'ajouter au fléau.

Le rapport annuel Bilan-Faim fournit l'un des indicateurs les plus fidèles en matière de pauvreté au pays. Les plus récentes données de Statistique Canada démontrent que 8,8 % de la population vivait sous le seuil de faible revenu en 2011.

Qui a faim en 2013? Plus de la moitié des gens se tournant vers les banques alimentaires sont des familles avec des enfants, conclut le rapport.

Douze pour cent des ménages demandant de l'aide avaient un emploi, tandis que cinq pour cent étaient récemment sur le marché du travail.

Onze pour cent des gens utilisant les banques alimentaires s'identifient comme étant membres des Premières Nations, des Métis ou des Inuits, et également 11 % des utilisateurs sont des immigrants nouvellement arrivés au Canada.

La Presse Canadienne