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04/11/2013 09:02 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

Suspension des discussions sur la transition en Tunisie

Les islamistes tunisiens d'Ennahda au pouvoir et l'opposition ont annoncé lundi avoir suspendu leurs discussions sur la formation d'un gouvernement de transition après un désaccord entre les deux parties sur le nom du nouveau premier ministre.

La date de la reprise des négociations n'a pas été indiquée.

Le dialogue national en cours en Tunisie doit aussi permettre de fixer une date pour des élections et former une commission électorale.

Les tensions entre religieux et laïcs se sont accrues cette année après les assassinats de deux figures influentes de l'opposition.

Le puissant syndicat UGTT (Union générale tunisienne du travail), qui est à l'origine de ces négociations entre opposition et islamistes, a indiqué qu'il pourrait proposer lui même un premier ministre faute d'accord entre les deux parties.

Ennahda a remporté les élections d'octobre 2011 organisées après le renversement de Zine el-Abidine Ben Ali lors d'un soulèvement populaire. Le parti islamiste est toutefois vivement contesté par l'opposition laïque, ce qui bloque le processus de transition en Tunisie.

Les tensions entre religieux et laïcs se sont accrues cette année après les assassinats de deux figures influentes de l'opposition.

En février, l'ancien avocat Chokri Belaïd avait été abattu devant chez lui par des inconnus. Cette attaque meurtrière avait provoqué de grandes manifestations à Tunis et ouvert une crise gouvernementale.

En juillet, Mohamed Brahmi avait été tué de plusieurs balles devant son domicile par deux hommes circulant à moto. La mort du fondateur du Mouvement du peuple (Echaâb) et élu de l'Assemblée nationale constituante (ANC) chargée de rédiger la nouvelle loi fondamentale avait encore accentué les antagonismes dans le pays.

Reuters