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04/11/2013 12:01 EST | Actualisé 04/01/2014 05:12 EST

Nouvelle offensive chinoise contre la corruption

La campagne anticorruption engagée depuis six mois par les autorités chinoises a été élargie à six nouvelles provinces et quatre organes gouvernementaux, dont l'agence de presse Chine nouvelle et le ministère du Commerce, annonce lundi sur son site le département chargé de la superviser.

La Commission centrale d'inspection disciplinaire, qui a lancé en mai une première vague d'enquêtes, dit notamment avoir dépêché ses inspecteurs dans les provinces de Canton, Shanxi et Yunnan ainsi qu'au ministère des Ressources naturelles et au sein de la Corporation des Trois-Gorges, un groupe public d'électricité.

À la tête de l'État depuis mars dernier, le président Xi Jinping s'est fixé comme objectif prioritaire d'éradiquer la corruption, identifiée comme une menace à l'existence même du Parti communiste au pouvoir, en s'attaquant aussi bien aux « tigres » qu'aux « mouches », aux puissants qu'aux fonctionnaires subalternes. « Je pense que cette nouvelle vague sera plus sévère que la première », commente Yuhua Wang, spécialiste de la corruption et professeur associé à l'université de Pennsylvanie. « Wang Qishan [le chef de la lutte anti-corruption] a obtenu davantage de soutien de la part d'autres hauts responsables », explique-t-il.

Les autorités ont déjà annoncé l'arrestation de plusieurs hauts responsables, parmi lesquels d'anciens cadres du groupe pétrolier PetroChina. La première vague d'enquête lancée en mai avait concerné cinq provinces, dont celles de Guizhou, Jiangxi et de Mongolie-intérieure, ainsi que cinq organes gouvernementaux ou entreprises publiques.

Le Parti communiste n'a guère donné d'informations sur les résultats de ces inspections, même si la Commission d'inspection disciplinaire annonce régulièrement sur son site l'ouverture d'enquêtes à l'encontre de responsables de second rang.

La corruption sera l'un des thèmes abordés lors du troisième plénum du PCC qui se déroulera à Pékin du 9 au 12 novembre et sera essentiellement consacré aux réformes économiques.

Reuters