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04/11/2013 12:29 EST | Actualisé 03/01/2014 05:12 EST

Élections municipales: les candidats défaits à la mairie réagissent

MONTRÉAL - C'est une Mélanie Joly triomphante qui a pris la parole en fin de soirée, dimanche, enlaçant longuement ses partisans avant de monter sur scène pour s'adresser à une foule tout aussi enthousiaste.

La nouvelle venue en politique municipale montréalaise a rappelé qu'une deuxième place dans la course électorale tenait plus de la réussite que de la défaite. Elle a soutenu que personne ne croyait aux chances de sa formation, le Vrai changement pour Montréal, il y a encore un mois à peine. Trois candidats de la formation ont été élus conseillers de ville.

Mme Joly a répété à plusieurs reprises que son parti était «là pour rester», et qu'elle s'engageait à se présenter au premier poste de conseiller de ville qui sera disponible.

S'écartant un instant de son texte, elle a lancé que non, elle ne lisait pas vraiment la déception sur les visages.

«Qui m'a écrit ça là!?», a blagué Mme Joly, ajoutant que bien que ses partisans avaient pensé pendant un moment qu'ils toucheraient au but, ils devaient surtout être fiers de tout le chemin parcouru.

«Sans vous, cela n'aurait pas été possible. Nous nous sommes approchés à deux pas de la victoire, ce que personne n'aurait pu prédire», a-t-elle poursuivi, soulignant que son équipe était «partie de rien» pour faire campagne.

La jeune femme de 34 ans a tendu la main vers les élus de Projet Montréal et Coalition Montréal, les invitant à «travailler ensemble et fédérer l'opposition et de proposer une alternative viable aux Montréalais».

Richard Bergeron

Le parti Projet Montréal formera l'Opposition officielle du conseil municipal.

S'adressant à ses partisans, dimanche soir, le chef Richard Bergeron semblait très heureux des résultats de sa formation.

«Avec 22 élus au conseil municipal et plusieurs dans les arrondissements, je peux vous dire que, plus que jamais, l'avenir de Montréal est entre les mains de Projet Montréal», a-t-il déclaré.

Le parti de M. Bergeron l'a emporté de justesse dans le district Saint-Jacques de l'arrondissement Ville-Marie. Le candidat d'Équipe Coderre Philippe Schnobb le dépassait même dans les résultats, à un certain moment dans la soirée. Le chef de Projet Montréal a finalement été élu comme conseiller de ville avec 28,95 % des votes, avec seulement 48 voix d'avance sur M. Schnobb.

La formation a fait particulièrement bonne figure dans l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, où sept candidats sur une possibilité de sept ont été élus. Le maire d'arrondissement Luc Ferrandez a été réélu, et l'animatrice Marie Plourde devient conseillère d'arrondissement pour le district du Mile-End.

Richard Bergeron s'est d'emblée montré ouvert à collaborer avec le nouveau maire de Montréal.

«Si M. Coderre et sa majorité, très courte soit dit en passant, veulent aller dans le bons sens, notre formation politique l'aidera à réaliser les projets en ayant toujours en tête que nous travaillons tous au conseil pour le bien-être des Montréalais.»

Malgré tout l'enthousiasme manifesté, M. Bergeron a évoqué le fait qu'il allait discuter de son avenir dans les 12 prochains jours avec sa colistière Janine Krieber.

Marcel Côté

Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, a quant à lui rapidement reconnu sa défaite à l'élection municipale de Montréal.

Il a été le premier à prendre la parole peu après l'annonce de la victoire à la mairie de Denis Coderre, affirmant que la «démocratie a parlé».

M. Côté est arrivé dernier dans la course qui l'opposait à M. Coderre, Mélanie Joly et Richard Bergeron.

Il a levé son chapeau à son équipe, affirmant que les Montréalais pouvaient compter sur l'intégrité des élus de Coalition Montréal pour voir «au mieux-être» de la ville.

Le chef de la coalition avait été critiqué de toutes parts pendant la campagne électorale après l'éclatement du scandale entourant le recours à des appels automatisés illégaux. L'équipe de M. Côté avait déployé une campagne d'appels négative à l'endroit de ses trois principaux adversaires. Les messages préenregistrés ne mentionnaient ni le parti ni l'agent officiel, ce qui constitue une infraction à la loi électorale.

Coalition Montréal est né d'une alliance entre le parti Vision Montréal, dirigé par Louise Harel, et l'équipe de Marcel Côté. Mme Harel, qui avait obtenu un appui écrasant de 95 pour cent des militants du parti lors d'un vote de confiance au printemps dernier, avait révélé en juiller qu'elle ne briguerait pas la mairie de Montréal, laissant plutôt le chemin libre à M. Côté.

L’ancienne ministre péquiste a été défaite par la candidate de Projet Montréal, Valérie Plante, pour le poste de conseiller de ville dans le district de Sainte-Marie.