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02/11/2013 07:39 EDT | Actualisé 02/01/2014 05:12 EST

Rive-Sud : de Sorel-Tracy à Saint-Jean en passant par Longueuil

Si les luttes sont farouches à Montréal et à Laval, à Longueuil, la cinquième ville en importance du Québec, la situation est complètement différente.

La mairesse sortante, Caroline Saint-Hilaire, affrontera un candidat de dernière minute, un indépendant, Pardo Chiocchio. Ce dernier, un simple citoyen de 70 ans, est surtout connu pour ses discours critiques à l'hôtel de ville. Il a décidé de poser sa candidature pour éviter une élection par acclamation.

Cette candidature de dernière minute fait l'affaire de Mme St-Hilaire, qui pourra ainsi obtenir des fonds supplémentaires pour faire campagne. Car si la mairie semble acquise au parti de la mairesse, Action Longueuil, il n'en est pas de même pour les conseillers.

Le conseil municipal compte actuellement 15 élus d'Action Longueuil, 9 du Parti municipal de Longueuil et 3 indépendants. Robert Gladu, le neveu de l'ancien maire Claude Gladu, candidat indépendant, estime que plusieurs conseillers d'opposition peuvent être élus.

Mais jusqu'à maintenant, les candidats au poste de conseillers d'opposition n'ont pas soulevé beaucoup de vagues. C'est plutôt la mairesse sortante avec des projets comme l'accès aux berges du fleuve qui semble avoir provoqué le plus d'enthousiasme.

Pari audacieux pour Michel Lavoie à Saint-Rémi

Parmi les élections à surveiller ailleurs en Montérégie, il y a la municipalité de Saint-Rémi où l'ex-maire, Michel Lavoie, suspendu de ses fonctions cet été en raison d'accusations criminelles qui pèsent contre lui, se représente à la mairie de la ville.

Accusé par l'Unité anticorruption de la Sûreté du Québec (UPAC) d'avoir utilisé ses pouvoirs pour s'assurer que des projets soient développés et construits par ses proches et ses partenaires d'affaires, Michel Lavoie fait face à une série d'accusations, dont fraude, complot et abus de confiance.

L'UPAC croit aussi qu'il a modifié des règlements de zonage et contourné des règles d'attribution de contrats, notamment dans le dossier de la caserne de pompiers de la municipalité.

Michel Lavoie a été arrêté par la police par le 18 octobre dernier, en pleine campagne électorale, pour faire face à de nouvelles accusations d'abus de confiance dans ces dossiers.

Malgré les accusations criminelles auxquelles il fait face et sa suspension, l'été dernier, Michel Lavoie a le droit de se présenter à la mairie de Saint-Rémi, étant donné qu'il n'a pas encore été reconnu coupable d'aucune de ces accusations.

Une chose est certaine toutefois, Michel Lavoie doit affronter trois adversaires dans cette course à la mairie soit Éric Pigeon, Charles Verge et l'ex-conseillère municipale Sylvie Gagnon-Breton.  

Reste à savoir maintenant quel verdict prononceront les citoyens de Saint-Rémi dimanche. Sûr de l'emporter de nouveau, Michel Lavoie a déclaré à Radio-Canada au cours de la campagne avoir confiance en ses électeurs et être reçu par ces derniers aussi bien que lors des campagnes antérieures.

Les candidats se bousculent à Sorel-Tracy et Saint-Jean-sur-Richelieu

Les candidats fusent de toute part dans ces régions de la Montérégie. Le résultat est dur à envisager, mais une chose est sûre : il sera divisé.

À Sorel-Tracy six candidats tentent de déloger le maire sortant Réjean Dauplaise.

Le nombre élevé de candidats à la mairie risque de diviser le vote. S'il gagne, Réjean Dauplaise a peu de chance d'obtenir une majorité, tout comme ses adversaires. 

La ville doit lutter contre son économie chancelante et sa population vieillissante. Ses citoyens sont en moyenne dix ans plus vieux que ceux des autres villes du Québec. Le prochain maire devra tenter de redorer l'image de la ville qui fait piètre figure.

Du côté de Saint-Jean-sur-Richelieu, pas moins de neuf candidats s'affrontent dans la course à la mairie afin de remplacer le maire sortant Gilles Dolbec, qui tire sa révérence après 35 ans de politique municipale. En plus des nombreux aspirants au poste de maire, 80 candidatures ont été déposées pour les 12 postes de conseillers municipaux.

Le nombre élevé de candidats risque de donner des résultats assez particuliers. Si le vote était divisé également entre les candidats, il serait théoriquement possible que le gagnant remporte la course à la mairie avec seulement 12 % des voies. Un pari risqué pour les candidats à la mairie, puisqu'il faut obtenir 15 % des votes exprimés pour se faire rembourser une partie de ses dépenses électorales.

Le départ du maire sortant a créé un certain engouement pour la mairie. Parmi les neuf candidats, on retrouve trois conseillers municipaux, deux anciens conseillers, un ancien député bloquiste, le fondateur de SOS Richelieu, un homme d'affaires bien connu de la région et un retraité moins connu du milieu de la politique municipale.

À Brossard

Les élections seront aussi à surveiller à Brossard, où le maire Paul Leduc et son parti Priorité Brossard devront se mesurer à l'équipe complète de candidats de Louis Lemoine, à la tête du parti Renouveau Brossard, présent dans les 10 districts électoraux.

Sans vraiment critiquer la gestion de son adversaire, M. Lemoine croit qu'il est temps de ralentir le développement de grands projets à Brossard, qui a connu une croissance que le candidat à la mairie qualifie de démesurée. Une référence directe au projet de centre commercial DIX30.