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Le marché des sables bitumineux traverse des temps difficiles

Le marché des sables bitumineux traverse des temps difficiles
This Sept. 19, 2011 aerial photo shows a tar sands tailings pond at a mine facility near Fort McMurray, in Alberta, Canada. Environmentalists hoping to block a proposed underground oil pipeline that would snake 1,700 miles from Canada to the Gulf of Mexico have pinned their hopes on an unlikely ally _ the conservative state of Nebraska where opposition to Keystone XL pipeline has risen steadily since the project was proposed three years ago. Public hearings will start Sept. 27, in Lincoln on the 16-inch steel pipe that if built would carry oil extracted from tar sands in Alberta, Canada, through Montana, South Dakota, Nebraska, Kansas and Oklahoma to refineries in Texas. (AP Photo/The Canadian Press, Jeff McIntosh)
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This Sept. 19, 2011 aerial photo shows a tar sands tailings pond at a mine facility near Fort McMurray, in Alberta, Canada. Environmentalists hoping to block a proposed underground oil pipeline that would snake 1,700 miles from Canada to the Gulf of Mexico have pinned their hopes on an unlikely ally _ the conservative state of Nebraska where opposition to Keystone XL pipeline has risen steadily since the project was proposed three years ago. Public hearings will start Sept. 27, in Lincoln on the 16-inch steel pipe that if built would carry oil extracted from tar sands in Alberta, Canada, through Montana, South Dakota, Nebraska, Kansas and Oklahoma to refineries in Texas. (AP Photo/The Canadian Press, Jeff McIntosh)

CALGARY - L'incertitude du marché et la confusion régnant autour de politiques fédérales d'investissements étrangers adoptées l'an dernier ralentissent les affaires dans les sables bitumineux.

Les principales sociétés énergétiques canadiennes devant publier les résultats financiers de leur troisième trimestre dans les prochaines semaines, des observateurs affirment que les investisseurs attendront de pied ferme une mise à jour sur la manière dont les firmes réduisent leur portefeuille en vendant des actifs connexes.

En effet, Talisan Energy Inc. (TSX:TLM) et Canadien Natural Resources Ltd. (TSX:CNQ) ont des actifs sur le marché depuis quelques temps, et Encana Corp. (TSX:ECA) a récemment mentionné son intention de se défaire de certains titres gaziers.

«Le fait que ces actifs n'aient pas été choisis explique possiblement pourquoi le prix du gaz demeure bas. Je pense qu'il y a de l'incertitude au sein de la communauté des affaires», a affirmé Lance Mortlock, un associé chez Ernst & Young pour le secteur pétrolier et gazier, à Calgary.

Brian Pow, directeur de recherche chez Acumen Capital Markets, décrit l'environnement actuel de fusions et acquisitions dans le secteur des sables bitumineux comme une histoire de riches et de pauvres.

«Il y a beaucoup d'entreprises au bord du gouffre et, généralement, les prix de forage ont beaucoup augmenté», a-t-il expliqué, notant que les firmes qui possèdent les meilleures équipes de gestion et profils de production s'en tirent plus aisément.

Ernst & Young a récemment signé un rapport avisant les entreprises qu'il ne suffisait plus de se fier sur les cycles du prix des marchandises ou sur des mesures de réduction de coûts à court terme pour gérer en ces temps d'incertitude. L'étude recommande plutôt de mettre en place des programmes d'amélioration de performance qui augmentent l'efficacité de façon généralisée.

Il s'agit là d'une approche que le secteur manufacturier utilise depuis quelques temps, mais que le secteur canadien des sables bitumineux commence à peine à mettre en oeuvre, a soutenu M. Mortlock.

La vitesse à laquelle peuvent être construites des installations d'exportation de gaz naturel de plusieurs milliards de dollars sur la côte ouest canadienne, permettant ainsi des affaires lucratives avec l'Asie, provoque également de l'incertitude.

M. Pow a ajouté que les difficultés à faire aller de l'avant les différents projets d'oléoduc en Alberta et les nouvelles règles fédérales d'investissements étrangers peuvent aussi causer de l'hésitation, parce que beaucoup de firmes dépendent des investissements étrangers pour mettre en valeur des ressources qui, sans cela, demeureraient inexploitées.

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