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11/10/2013 10:20 EDT | Actualisé 11/12/2013 05:12 EST

Human Rights Watch accuse les rebelles syriens de crimes de guerre

BEYROUTH - Des rebelles islamistes syriens ont tué au moins 190 civils et en ont enlevé plus de 200 autres lors d'une offensive lancée contre des villages favorables au régime Assad, ce qui constitue un crime de guerre, a indiqué vendredi Human Rights Watch.

Les attaques du 4 août contre des civils non armés dans plus d'une douzaine de villages dans la province côtière de Lattaquié ont été systématiques et pourraient même représenter des crimes contre l'humanité, écrit l'organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne dans un rapport de 105 pages.

Ces conclusions sont tirées des visites que HRW effectue chaque mois en Syrie, avec la permission du régime.

Le rapport cite des témoins selon qui les rebelles sont passés de maison en maison, tuant des familles entières ou tuant les hommes avant d'enlever les femmes et les enfants.

Les villageois sont membres de la minorité alaouite, à laquelle appartient aussi le président Bachar el-Assad. Les sunnites considèrent que ses membres sont des hérétiques.

Le rapport de HRW risque d'alimenter le malaise que suscite en Occident les tactiques utilisées par les rebelles et la présence croissante d'islamistes extrémistes, y compris des combattants associés de près à Al-Qaïda.

La plus importante alliance rebelle appuyée par l'Occident, l'Armée syrienne libre, s'est distancée des cinq groupes rebelles pointés du doigt par HRW.

Un rebelle actif dans le secteur de Lattaquié a nié que des civils aient été tués pendant l'offensive. Il a toutefois reconnu qu'une centaine de femmes et d'enfants sont détenus comme monnaie d'échange pour obtenir la libération de prisonniers du régime.