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10/10/2013 04:58 EDT | Actualisé 10/12/2013 05:12 EST

Toujours pas d'entente au dixième jour de l'impasse budgétaire aux États-Unis

WASHINGTON - Le président Barack Obama et les leaders républicains du Congrès n'ont pas conclu d'entente spécifique sur la façon de mettre fin à la paralysie du gouvernement ou de relever la limite d'endettement du pays lors de leur rencontre de jeudi, a annoncé la Maison-Blanche.

La Maison-Blanche a toutefois affirmé que la rencontre avait été bonne et que le président avait hâte de faire des progrès dans ces dossiers.

M. Obama a rencontré jeudi 20 républicains de la Chambre des représentants, dont le président John Boehner, dans la salle Roosevelt de la Maison-Blanche. La rencontre a duré environ 90 minutes.

Les républicains ont présenté un plan visant à relever temporairement la limite d'endettement du pays et à entamer des négociations immédiates pour mettre fin à la «fermeture» du gouvernement, en vigueur depuis maintenant dix jours.

Le président insiste pour que le gouvernement rouvre avant d'entamer des discussions plus larges sur le budget.

Les républicains réclament des coupes dans les programmes gouvernementaux, notamment dans la réforme de la santé du président, et un plus grand effort pour réduire les déficits fédéraux, en échange de la réouverture du gouvernement et du relèvement de la limite d'endettement.

Plus tôt jeudi, après une rencontre entre le président et des sénateurs démocrates, le leader de la majorité au Sénat avait déclaré que les démocrates ne négocieraient pas avec les républicains tant que le gouvernement resterait partiellement fermé.

Harry Reid a affirmé que les démocrates du Sénat voulaient d'abord que le gouvernement reprenne ses activités et que le pays soit en mesure de payer ses factures.

Le président de la Chambre, John Boehner, a proposé une hausse à court terme de la limite d'endettement du gouvernement fédéral, mais seulement si le président Obama acceptait de négocier sur un accord budgétaire plus large comprenant d'importantes coupes. Mais cette proposition n'aurait pas mis fin immédiatement à la paralysie du gouvernement.

Lorsque les journalistes lui ont demandé s'il accepterait de négocier avec les républicains pendant que le gouvernement restait fermé, M. Reid a répondu que cela «n'arriverait pas».

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, avait affirmé plus tôt que le président n'accepterait pas de «payer une rançon» pour que les républicains de la Chambre des représentants fassent leur travail.

La paralysie du gouvernement s'est poursuivie jeudi pour le dixième jour consécutif. Le président Obama a signé une mesure visant à assurer que les familles des militaires tombés au combat continuent de recevoir les paiements auxquels elles ont droit.

M. Obama a paraphé la mesure jeudi soir, après son adoption par le Sénat plus tôt dans la journée. Le Pentagone verse habituellement 100 000 $ US à la famille dans les trois jours suivant la mort d'un soldat. Vingt-neuf militaires ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions depuis le 1er octobre, quand des parties du gouvernement fédéral ont été fermées.

L'administration Obama a par ailleurs indiqué jeudi qu'elle autoriserait les États à puiser dans leur propre budget pour rouvrir certains parcs nationaux qui sont présentement fermés.

Les gouverneurs d'au moins quatre États — l'Utah, le Dakota du Sud, l'Arizona et le Colorado — ont demandé la permission de rouvrir les parcs nationaux situés sur leur territoire à cause de l'impact économique causé par leur fermeture.

En ce qui concerne le problème plus grave du relèvement de la limite d'endettement, l'administration Obama a prévenu qu'en l'absence d'un accord, le gouvernement épuiserait sa capacité à emprunter de l'argent d'ici jeudi prochain, une défaillance qui pourrait nuire non seulement aux États-Unis, mais également à l'économie mondiale.