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10/10/2013 06:33 EDT | Actualisé 10/12/2013 05:12 EST

Relance de Neptune Technologies : Québec octroie un prêt de 12,5 millions de dollars

Un texte de Geneviève Proulx

Vendredi, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a annoncé l'attribution d'un prêt de 12,5 millions à l'entreprise Neptune Technologies pour la relance de son usine de Sherbrooke.

Au total, le projet de reconstruction de l'usine est évalué à 43 millions de dollars. « Je suis particulièrement fière de la relance de l'usine de Sherbrooke, qui contribuera au maintien d'une expertise québécoise dans ce domaine prometteur. Le projet permettra aussi de redonner du travail à une bonne partie des employés touchés par la tragédie de novembre dernier, ce qui est une excellente nouvelle pour la région de l'Estrie », a expliqué la première ministre, réjouie. 

Une fois les travaux de reconstruction terminés, l'usine emploiera une centaine d'employés. Si tout se déroule comme prévu, la reprise des activités de Neptune devrait se faire en mars 2014. En mai dernier, le fabricant de suppléments diététiques avait déjà précisé que les nouvelles installations pourraient produire plus de 150 000 kilogrammes d'huile de krill par année. La reconstruction devait être financée en grande partie par les indemnités d'assurances déjà versées.

L'entreprise a aussi confirmé que les travaux d'expansion, qui étaient en cours au moment de la déflagration en novembre 2012, seront également repris.

Plan de mesure d'urgence inadéquat

Les demandes de certification pour opérer l'usine ne sont pas encore faites au ministère de l'Environnement, mais elles devraient être acheminées en novembre.

L'entreprise doit également travailler sur un plan de mesures d'urgence.  « Je ne sais pas si en 2002, il y avait un plan, mais lors de l'explosion, il y en avait un. Celui-ci n'était pas adéquat pour le genre d'opération que nous faisions et ne couvrait pas tous les risques », s'est contenté de dire le directeur de l'industrialisation de Neptune Technologies, Dominique Lebel. Il n'a pas voulu en dire davantage prétextant que l'enquête de la CSST n'est pas encore terminée.

L'explosion de l'usine le 8 novembre 2012 avait fait trois morts et 18 blessés.