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10/10/2013 08:37 EDT | Actualisé 10/12/2013 05:12 EST

Préoccupations américaines pour les ministres des Finances du G20

Les ministres des Finances du G20 se rencontrent jeudi à Washington pour parler de croissance économique, mais l'impasse budgétaire aux États-Unis risque de monopoliser les échanges.

« Le ralentissement de la croissance dans les économies émergentes, les possibles évolutions des politiques monétaires des économies avancées, mais aussi la situation budgétaire de certains membres du G20 seront au centre des discussions », précise le gouvernement français dans un communiqué qui évoque, sans les citer, les États-Unis qui tiennent le monde en haleine.

Cette rencontre des ministres des Finances et banquiers centraux des pays membres du G20 se tient en marge des réunions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ces organisations ont multiplié les mises en garde au sujet des risques associés à l'incapacité des élus au Congrès américain de s'entendre sur les enjeux économiques.

Le FMI juge que les conséquences d'un défaut de paiement seraient cataclysmiques. Les États-Unis pourraient replonger « en récession ou pire », a averti Olivier Blanchard, chef économiste de l'institution.

De son côté, l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit des effets encore plus vastes. « Un échec de la procédure visant à relever le plafond de la dette des États-Unis plongerait les pays de la zone OCDE en récession l'an prochain », a déclaré le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria.

Les ministres des Finances du G20 pourraient donc profiter de leur passage à Washington pour inciter les élus à régler le conflit au plus vite. L'Allemagne précise d'ailleurs que le représentant américain à cette rencontre devra rassurer ses partenaires, car « nous avons besoin d'États-Unis forts ».

Les participants à cette réunion devraient également discuter de la politique monétaire américaine alors que les investisseurs s'interrogent toujours sur le moment où la banque centrale américaine réduira ses mesures de soutien à l'économie. Ils commenteront à ce sujet la désignation mercredi par Barack Obama de Janet Yellen à la tête de la Fed, une nomination qui devrait assurer la continuité de la politique actuelle d'injections de liquidités.