NOUVELLES
10/10/2013 04:51 EDT | Actualisé 09/12/2013 05:12 EST

Jean Cocteau et Édith Piaf : côte à côte dans la mort

Il y a 50 ans, le 11 octobre 1963, le poète et dramaturge Jean Cocteau succombait à un malaise cardiaque, quelques heures après sa grande amie Édith Piaf. Un épisode sombre pour la France.

En l'espace de 24 heures, les Français ont vu deux de leurs plus influents créateurs fauchés par la maladie. Des amis proches, dont le décès plonge le pays dans un double deuil national.

Homme de lettres et de théâtre, mais également dessinateur et cinéaste, Jean Cocteau a été élu à l'Académie française en 1955. Plusieurs de ses oeuvres sont considérées comme des chefs-d'oeuvre du 20e siècle, notamment Les enfants terribles et La belle et la bête.

Cocteau était devenu l'ami et le confident de la Môme depuis qu'il avait lancé sa carrière au théâtre en 1940. Il a appris son décès le 11 octobre, alors que le corps de la chanteuse était transporté à Paris.

Pour lui rendre hommage, Cocteau a rédigé le jour même un texte qu'il a lu à la radio. Quelques heures plus tard, il mourait des suites d'une crise cardiaque dans sa maison de Milly-la-Forêt, dans le département de l'Essonne.

« La mort d'Édith Piaf a tué Jean Cocteau »

Les Français comprennent immédiatement que la mort de Piaf a donné le coup de grâce à son grand ami, déjà très affaibli. Les journaux s'empressent de publier des unes choc, comme celle du Parisien libéré : « La mort d'Édith Piaf a tué Jean Cocteau. »

En 1958, Édith Piaf avait publié son autobiographie, Au bal de la chance. Pour l'occasion, Cocteau avait rédigé la préface suivante :

« Elle est inimitable. Il n'y a jamais eu d'Édith Piaf, il n'y en aura plus jamais. Comme Yvette Guilbert ou Yvonne George, comme Rachel ou Réjane, elle est une étoile qui se dévore dans la solitude nocturne du ciel de France. C'est elle que contemplent les couples enlacés qui savent encore aimer, souffrir et mourir. »

Avec Le Nouvel Observateur