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09/10/2013 07:35 EDT | Actualisé 09/12/2013 05:12 EST

Toujours pas de compromis en vue au Congrès américain

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WASHINGTON - Le dialogue de sourds s'est poursuivi entre élus républicains et démocrates au Congrès américain, mercredi.

Rien ne laissait croire que le blocage budgétaire, qui en est à sa neuvième journée consécutive aux États-Unis, pourra être résolu afin d'éviter un défaut de paiement du Trésor américain.

Alors que la Chambre des représentants adoptait une loi à laquelle la Maison-Blanche a menacé d'imposer son veto, le leader républicain John Boehner et son homologue démocrate Nancy Pelosi sont ressortis bredouilles d'un tête-à-tête pour lequel ils ne se sont même pas entendus pour dire lequel des deux avait demandé cette rencontre.

Des représentants ont indiqué que le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, devrait au cours de son passage devant les élus du Congrès, jeudi, répéter son appel au relèvement du plafond de la dette d'ici le 17 octobre pour éviter que le pays ne se retrouve en défaut de paiement.

Et malgré les avertissements des leaders des deux partis qu'un tel scénario risque de replonger les États-Unis en récession, au moins un représentant républicain a publiquement exprimé son désaccord sur cette issue, illustrant le désaccord régnant autour de la paralysie partielle du gouvernement américain.

Le représentant de l'Alabama, Mo Brooks, a ainsi nié que le défaut de paiement soit le pire des sorts que pourrait connaître le pays. Selon lui, «l'insolvabilité et la faillite» découlant d'un tel relèvement du plafond de la dette seraient encore bien pire.

Par ailleurs, le Parti républicain a fait savoir que seulement 18 des 232 représentants invités se présenteraient à la rencontre de jeudi à la Maison-Blanche. Cette délégation sera formée de membres du leadership du parti et des présidents de comités.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, n'a pas caché son mécontentement.

«Le président Obama est déçu de constater que le leader républicain John Boehner empêche ses membres de venir à la Maison-Blanche», a-t-il lancé.

Les républicains tentent de forcer la main à l'administration Obama pour que la réouverture du gouvernement se fasse au prix de négociations sur le budget, la réforme de la santé ainsi que d'autres dossiers sensibles. Le président Barack Obama et les démocrates ont toutefois déclaré qu'aucune négociation n'aurait lieu tant et aussi longtemps qu'aucune loi n'était adoptée.

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